ventilo-convecteur

Ventilation et humidité dans le Var

Aération du logement et climat méditerranéen dans le Var

Les bouches d'extraction se placent dans les pièces humides, les entrées d'air dans les pièces de vie. Les débits réglementaires dépendent du nombre de pièces principales et du type d'installation.

Climatisation et ventilation

Dans un département où la climatisation équipe désormais une large part des logements, beaucoup d'occupants pensent, à tort, que l'appareil qui refroidit l'air en été assure aussi son renouvellement. Un climatiseur, split mural ou centralisé, recycle l'air déjà présent dans la pièce et ne fait qu'y prélever de la chaleur, sans apporter d'air neuf ni évacuer la vapeur produite par les occupants. Cette confusion conduit à négliger l'entretien de la VMC, jugée à tort redondante, alors que les deux systèmes remplissent des fonctions complémentaires. Un logement climatisé mais mal ventilé accumule du dioxyde de carbone exactement comme un logement sans climatisation, la seule différence étant que la température y reste agréable pendant que l'air s'y dégrade.

Bâti ancien des centres varois

Dans les centres historiques de Toulon et d'Hyères, la pierre calcaire et le moellon hourdés à la chaux fonctionnent en perspirance, laissant la vapeur d'eau traverser la paroi plutôt que de la piéger. Une isolation intérieure étanche, posée sans membrane adaptée, bloque ce transfert et concentre l'humidité dans l'épaisseur du mur, où les cycles de chaleur et d'humidité finissent par dégrader les enduits. Ces immeubles anciens, souvent dépourvus de conduit vertical, ne se prêtent pas facilement à l'installation d'un réseau de gaines, ce qui oriente le choix vers des solutions sans percement lourd des planchers. Le bâti du littoral, plus récent et en béton, pose un problème inverse, celui d'une étanchéité à l'air excessive qui, sans ventilation mécanique fonctionnelle, confine rapidement la vapeur des occupants.

Cas des résidences fermées hors saison

Une part importante du parc varois, autour d'Hyères et de la presqu'île de Giens, correspond à des résidences secondaires occupées l'été et fermées le reste de l'année. Dans ces logements, l'absence de renouvellement d'air pendant plusieurs mois favorise la stagnation de l'humidité résiduelle des murs, sans aucun des dispositifs correcteurs qu'apporte une occupation régulière. À la réouverture, les propriétaires découvrent fréquemment des moisissures développées en silence sur les points froids ou derrière un mobilier laissé contre un mur peu isolé. Une ventilation permanente, même réduite à son débit minimal, change cette situation en assurant un renouvellement continu indépendant de la présence des occupants.

Vapeur d'eau et points froids

Le foyer varois ne produit pas une vapeur d'eau différente du reste du territoire, entre 10 et 15 litres par jour pour quatre occupants, dont un demi-litre pour chaque douche et jusqu'à 3 litres quand une lessive sèche à l'intérieur. Ce qui distingue le climat méditerranéen tient à la rencontre entre cette vapeur et des parois qui se comportent différemment selon la saison. En hiver, les points froids habituels, angle de mur, tableau de fenêtre, concentrent la condensation dès que l'air chargé perd sa capacité à retenir son eau, un basculement vers 10 grammes par mètre cube à 12 degrés contre 17 à 20 degrés. En été, c'est parfois l'inverse, un air intérieur refroidi par la climatisation touche des parois restées chaudes, provoquant une condensation inversée que peu d'occupants savent identifier.

Confinement et radon des massifs siliceux

Le dioxyde de carbone dépasse fréquemment 2 000 ppm au petit matin dans une chambre fermée, un phénomène amplifié en été lorsque les fenêtres restent closes toute la journée pour préserver la fraîcheur. Les composés organiques volatils, émis par les peintures et les meubles neufs, s'ajoutent aux particules de cuisson dans des cuisines souvent ouvertes sur le séjour de l'habitat récent. Dans les communes adossées au massif siliceux des Maures, autour de Collobrières, le sous-sol granitique expose à un potentiel radon plus marqué que sur le littoral calcaire, ce gaz s'accumulant dans les caves mal ventilées. Une ventilation permanente des pièces basses reste, dans ces secteurs, la mesure la plus simple pour limiter son accumulation.

Débits réglementaires et balayage de l'air

La réglementation, fixée par l'arrêté du 24 mars 1982, ne distingue pas les régions, l'air circule des pièces principales vers les pièces de service, avec un débit extrait qui s'échelonne d'environ 75 mètres cubes par heure dans un studio à près de 200 dans un cinq pièces, une position de pointe en cuisine d'au moins 120 mètres cubes par heure autorisant de réduire le débit courant. Ce balayage suppose que l'air circule sous les portes intérieures, un détalonnage d'un à 2 centimètres que la pose de sols stratifiés supprime souvent lors des rénovations de villas anciennes. Sans ce jeu, chaque pièce se referme sur elle-même et la bouche d'extraction ne traite plus que le volume où elle se trouve.

Diagnostic et systèmes face au vent et au sel

Une tache qui reste cantonnée aux points froids et varie avec les saisons trahit une condensation ; un contour net apparu après un orage pointe vers une infiltration ; une progression depuis le sol, stoppée à hauteur constante et bordée de dépôts blanchâtres, signale une remontée capillaire qu'aucune ventilation ne résoudra seule. Sur le littoral s'ajoute une source de désordre propre à la région, la corrosion saline des tourelles d'extraction exposées aux embruns, qui réduit le débit sans laisser de trace d'humidité visible. Face au mistral, des entrées d'air standards surventilent le logement en hiver, ce qui alourdit la facture de chauffage ; des modèles autoréglables limitent cet effet en compensant la surpression créée par le vent. Les tourelles et caissons en toiture doivent être choisis en inox ou en matériaux traités contre la corrosion, faute de quoi leur durée de vie sur le littoral se réduit nettement.

Entretien et prix d'une VMC littorale

Une bouche d'extraction se nettoie tous les 3 à 6 mois et une entrée d'air une fois par an, un rythme que l'air chargé en sel resserre souvent pour les pièces exposées à l'extérieur. Les filtres d'un double flux, à remplacer entre 6 et 12 mois, se colmatent plus vite près du bord de mer, et un curage du réseau tous les 5 ans complète cet entretien, avec un contrôle systématique avant la fermeture saisonnière des résidences secondaires. Il faut compter de 150 à 500 euros pour un diagnostic complet, à partir de 600 euros pour une extraction simple, de 1 200 à 2 500 euros pour une hygroréglable de type B, de 4 000 à 8 000 euros pour un double flux complet, et de 2 500 à 4 500 euros pour une insufflation adaptée au bâti ancien. Le choix de matériaux résistants au sel majore légèrement la facture initiale, un surcoût vite compensé par la réduction des remplacements anticipés.

Entreprises de ventilation et de climatisation référencées dans le Var

Var Clim, basée à Toulon, intervient sur l'installation d'équipements thermiques et de climatisation dans le département, une activité qui recoupe directement les besoins de ventilation des logements équipés de systèmes combinés.

Secteurs desservis

Principales communes de l'agglomération toulonnaise et du département du Var : Toulon, Fréjus-Saint-Raphaël La Seyne-sur-Mer Hyères, Draguignan, Six-Fours-les-Plages, La Garde, La Vallette du Var, La Crau, Brignoles