Aération et qualité de l'air dans le Val-de-Marne
Ventilation et air intérieur dans l'habitat du Val-de-Marne
Une ventilation mécanique contrôlée assure un renouvellement d'air permanent, contrairement à l'ouverture des fenêtres. Un logement étanche sans ventilation efficace développe condensation et moisissures en quelques mois.
Pavillon en meulière et grands ensembles
Le pavillon en meulière des bords de Marne, à Fontenay-sous-Bois, Nogent-sur-Marne ou Le Perreux, présente une maçonnerie hétérogène de moellons calcaires siliceux, souvent rejointoyée au ciment lors de rénovations qui a fermé la paroi à la vapeur qu'elle laissait auparavant transiter. Les grands ensembles de Créteil, Villejuif ou Choisy-le-Roi, construits pour la plupart entre les années 1960 et 1970, reposent sur des conduits shunt collectifs desservant plusieurs niveaux d'un même bâtiment, une bouche obstruée à un étage dégrade l'extraction de tous les logements raccordés au même conduit. La VMC relève des parties communes et son entretien dépend d'un vote en assemblée générale, ce qui retarde fréquemment les interventions alors même que les occupants signalent une humidité persistante. Ces trois configurations, pavillon ancien, collectif à conduit shunt et copropriété gestionnaire, appellent des diagnostics qui ne se traitent jamais de la même façon.
Vapeur d'eau en habitat dense
Le renouvellement de l'air doit d'abord composer avec la vapeur que les occupants produisent en continu, la seule respiration nocturne d'un adulte en relâche près d'un litre, une douche en libère un demi-litre en une dizaine de minutes, et le séchage du linge en appartement, fréquent faute de jardin ou de balcon suffisant, peut en ajouter jusqu'à trois. Ramené à l'échelle d'un foyer de quatre personnes, ce sont 10 à 15 litres d'eau qui doivent quotidiennement trouver une issue hors du logement. Le mécanisme qui gouverne ensuite leur devenir tient à la capacité de l'air à retenir cette vapeur selon sa température, 20 degrés autorisent environ 17 grammes d'eau par mètre cube, contre 10 seulement à 12 degrés. Cet écart explique pourquoi le froid concentre la condensation sur les parois les moins isolées, souvent les mêmes d'une saison à l'autre.
Sous-sol sédimentaire et qualité de l'air
Les composés organiques volatils et le formaldéhyde, émis par les mobiliers en panneaux et les peintures récentes, se signalent par une étiquette sanitaire obligatoire depuis 2012, graduée de A+ à C. Le dioxyde de carbone sert d'indicateur pratique du confinement, l'air extérieur avoisine 420 ppm, et une chambre fermée le dépasse largement au petit matin, signe que le renouvellement nocturne n'a pas suffi. Le sous-sol du Val-de-Marne, largement sédimentaire et marqué par d'anciennes carrières de gypse sous Ivry-sur-Seine ou Villejuif, expose moins au radon que les massifs granitiques, mais ces cavités entretiennent des caves d'une humidité durable qui communique parfois avec les logements construits au-dessus. Les particules fines de cuisson complètent ce tableau, surtout dans les cuisines fermées des appartements les plus anciens, dépourvues de hotte raccordée à un conduit dédié.
Trois désordres d'humidité
Un thermohygromètre posé dans chaque pièce, relevé matin et soir pendant une semaine, révèle déjà si l'humidité relative dépasse durablement les 60 % qui favorisent le développement fongique. Le professionnel complète ce relevé par une mesure des débits à l'anémomètre sur chaque bouche d'extraction, un contrôle des entrées d'air et, si besoin, une thermographie infrarouge qui localise les ponts thermiques. Cette étape permet de séparer trois désordres, la condensation superficielle, saisonnière et localisée sur les points froids, l'infiltration qui suit un épisode pluvieux avec un contour net, et la remontée capillaire, qui progresse depuis le bas du mur et s'arrête à une hauteur constante en laissant un liseré de salpêtre. Un test d'infiltrométrie à la porte soufflante devient indispensable dès qu'un double flux est envisagé, faute de quoi le rendement annoncé de l'échangeur ne se retrouve jamais dans les faits.
Débits réglementaires et défauts d'exécution
L'arrêté du 24 mars 1982 impose une ventilation générale et permanente, l'air entrant par les pièces principales et s'extrayant par les pièces de service, avec des débits minimaux qui vont d'environ 75 mètres cubes par heure pour un studio à près de 200 pour un cinq pièces. Une position de pointe d'au moins 120 mètres cubes par heure en cuisine permet de réduire le débit de base sans contrevenir à la réglementation. Ce principe de balayage suppose un détalonnage d'un à 2 centimètres sous les portes intérieures, presque systématiquement supprimé lors de la pose de parquets flottants. Sans ce passage d'air, la bouche d'extraction ne ventile plus que la pièce où elle se trouve, quel que soit le débit affiché par le caisson.
Systèmes de ventilation selon le logement
Dans le pavillon en meulière rénové, l'hygroréglable de type B, qui pilote à la fois les bouches d'extraction et les entrées d'air, limite les déperditions tout en suivant l'occupation réelle du logement. Dans les grands ensembles à conduit shunt, remplacer l'installation collective par un double flux individuel se heurte le plus souvent à l'absence de réseau de gaines séparé, la ventilation par insufflation, qui met le logement en légère surpression avec de l'air filtré et préchauffé, offre alors une alternative sans reprise lourde du bâti. Pour les copropriétés qui souhaitent conserver un conduit collectif, une hygroréglable de type A pilotant les seules bouches d'extraction reste la solution la plus simple à faire voter en assemblée générale. Le double flux à échangeur à plaques, avec un rendement de 85 à 92 %, ne se justifie pleinement que dans les maisons individuelles disposant de combles accessibles.
Entretien d'un parc mixte
Les bouches d'extraction se démontent et se nettoient tous les 3 à 6 mois, les entrées d'air en menuiserie une fois par an, faute de quoi leur encrassement réduit le débit réel sans qu'aucun signal n'alerte les occupants. Sur un double flux, les filtres se changent tous les 6 à 12 mois selon la proximité d'un axe routier, et le réseau de gaines demande un curage tous les 5 ans environ. Un contrat d'entretien annuel du groupe collectif évite les pannes silencieuses qui ne se révèlent qu'au moment où les occupants constatent une humidité déjà installée. Un système négligé perd la moitié de son efficacité en 3 ans, contre une quinzaine d'années pour un ensemble bien entretenu.
Prix d'une reprise de ventilation
Un diagnostic complet, avec relevés d'humidité et mesure des débits, se situe entre 150 et 500 euros selon la taille du logement. La pose d'une extraction simple démarre à 600 euros, une VMC hygroréglable de type B installée en rénovation se chiffre couramment de 1 200 à 2 500 euros, et un double flux avec réseau de gaines isolées atteint 4 000 à 8 000 euros dans un pavillon disposant de combles accessibles. La ventilation par insufflation, adaptée au collectif ancien sans conduit dédié, se situe entre 2 500 et 4 500 euros. Ces montants s'entendent pour un bâti sain, des remontées capillaires ou des cavités liées aux anciennes carrières font basculer le chantier vers un budget supérieur.
Entreprises d'aération et de traitement de l'air du Val-de-Marne
CPE Climatisation, installée à Saint-Maur-des-Fossés, intervient sur l'ensemble du Val-de-Marne pour le dépannage, la pose et la maintenance des VMC, en simple flux comme en double flux, aussi bien chez les particuliers que dans les copropriétés.
Zone géographique desservie
Principales communes du Val-de-Marne : Créteil Champigny-sur-Marne Saint-Maur-des-Fossés Ivry-sur-Seine Villejuif Maisons-Alfort Fontenay-sous-Bois Vincennes Choisy-le-Roi Alfortville Le Perreux-sur-Marne Villeneuve-Saint-Georges Nogent-sur-Marne L'Haÿ-les-Roses Charenton-le-Pont Cachan

