ventilo-convecteur

Aération et ventilation dans le Val de Loire

Aération et traitement de l'humidité entre Loire, Beauce et vallée du Loir

L'aération d'un logement évacue l'humidité, les polluants intérieurs et le dioxyde de carbone. Ce balayage, des pièces sèches vers les pièces humides, suppose un passage d'air sous les portes.

Tuffeau et l'habitat troglodytique de la vallée du Loir

Dans la vallée du Loir, autour de Trôo ou de Montoire-sur-le-Loir, une partie de l'habitat s'adosse ou se creuse directement dans le coteau de tuffeau, cette pierre calcaire tendre extraite localement depuis des siècles. Ces caves et ces pièces troglodytiques conservent naturellement une hygrométrie élevée et une température stable, un atout pour la conservation mais un handicap lorsque la cave communique directement avec les pièces de vie sans séparation ni ventilation propre. Le tuffeau, très perspirant, laisse migrer la vapeur d'eau à travers la roche; l'isoler par l'intérieur avec un matériau étanche, sans étude préalable, revient à piéger cette humidité contre la pierre, qui gèle et se désagrège en quelques hivers. Le traitement passe presque toujours par une ventilation distincte de la partie troglodytique et de l'habitation proprement dite, plutôt que par un système unique censé couvrir l'ensemble du volume.

Vals inondables et nappe affleurante

Les vals de la Loire, entre Orléans et Blois, et ceux du Cher autour de Romorantin-Lanthenay, restent soumis à un plan de prévention du risque inondation qui encadre les constructions et impose souvent des vides sanitaires ventilés plutôt que des sous-sols enterrés. La nappe alluviale y affleure fréquemment, entretenant une humidité de sol qui remonte par capillarité dans les maçonneries anciennes dépourvues de coupure de capillarité, un phénomène à bien distinguer d'une simple condensation de surface. Ventiler efficacement le vide sanitaire, en dégageant ses grilles d'aération souvent obstruées par un aménagement extérieur récent, réduit sensiblement l'humidité qui migre ensuite vers les planchers bas du logement.

Plateau calcaire de la Beauce et les maisons de bourg

Autour de Chartres, sur le plateau de la Beauce, le bâti se compose surtout de maisons de bourg en calcaire dur et de longères agricoles étirées en longueur, moins exposées aux remontées de nappe que les vals mais davantage soumises aux variations thermiques d'un plateau ouvert et venté. Ces longères, autrefois pensées pour loger à la fois l'habitation et les dépendances agricoles sous un même faîtage, présentent souvent des volumes non chauffés en enfilade avec les pièces de vie, ce qui complique le tracé d'un réseau de ventilation continu et impose parfois de traiter l'aération par tronçons plutôt que par un système unique centralisé. Le vent y circule plus librement qu'en fond de vallée, ce qui limite paradoxalement les remontées d'humidité mais accentue les déperditions par les points faibles de l'enveloppe.

Production de vapeur et polluants intérieurs

Une famille de quatre personnes produit entre 10 et 15 litres de vapeur d'eau par jour, entre la respiration nocturne, les douches et la cuisine, un volume que l'air ne peut absorber indéfiniment puisque sa capacité passe de 17 grammes d'eau par mètre cube à 20 degrés à seulement 10 grammes à 12 degrés. S'y ajoute le dioxyde de carbone: sa concentration, proche de 420 ppm à l'extérieur, peut doubler ou tripler en quelques heures dans une chambre fermée occupée toute la nuit, sans qu'aucune odeur ne signale le problème. Les composés organiques volatils des matériaux neufs et les particules de cuisson complètent cette charge de polluants, indépendamment de l'ancienneté du bâti concerné.

Réglementation et secteurs protégés

L'arrêté du 24 mars 1982 fixe les débits extraits de référence pour l'ensemble du territoire, de 75 mètres cubes par heure pour un studio à 200 pour un cinq pièces, avec une position de pointe d'au moins 120 mètres cubes par heure en cuisine. Dans les centres anciens protégés de Blois, de Chartres ou d'Orléans, où les façades et les menuiseries sont soumises à l'avis de l'architecte des Bâtiments de France, le choix des entrées d'air et des grilles de transfert doit composer avec ces contraintes patrimoniales, ce qui limite parfois les solutions envisageables en rénovation. Une entrée d'air discrète intégrée à une menuiserie bois traditionnelle, plutôt qu'un modèle standard en aluminium, permet souvent de concilier ces exigences avec les débits imposés par le texte.

Systèmes différents selon la configuration

Dans les pièces troglodytiques et les caves de tuffeau, une ventilation dédiée et modérée suffit le plus souvent, sans chercher à assécher totalement un volume dont l'humidité relative naturelle reste élevée. Sur le plateau de la Beauce, dans les pavillons plus récents, la double flux à échangeur à contre-courant, avec un rendement de 85 à 92 % sur les appareils certifiés, se justifie davantage, à condition qu'un test d'infiltrométrie confirme une étanchéité suffisante de l'enveloppe. Dans les vals inondables, la priorité reste la ventilation du vide sanitaire et des sous-sols, avant même de traiter l'intérieur du logement.

Diagnostic avant les travaux

Le relevé d'humidité relative pièce par pièce, matin et soir sur une semaine, reste le point de départ de tout diagnostic sérieux. Le professionnel complète cette mesure par un contrôle des débits aux bouches d'extraction, un examen des entrées d'air et, dans le bâti troglodytique ou en val inondable, par une vérification de la ventilation des volumes enterrés ou semi-enterrés qui communiquent avec le logement. Un test d'infiltrométrie complète utilement cette démarche dès qu'un système double flux est envisagé, tant les défauts d'étanchéité des maçonneries anciennes réduisent le rendement annoncé par les fabricants.

Prix d'une installation de VMC

Un diagnostic complet coûte entre 150 et 500 euros selon la taille et la configuration du logement. Une extraction simple démarre à partir de 600 euros, une VMC hygroréglable de type B se situe entre 1 200 et 2 500 euros posée, et une double flux avec réseau de gaines complet revient à 4 000 à 8 000 euros. Le traitement d'un vide sanitaire noyé ou d'une cave troglodytique trop humide s'ajoute à ce budget et se chiffre au cas par cas selon l'ampleur des désordres constatés.

Professionnels de la qualité de l'air intérieur du Val de Loire

Bauchard et Fils, implantée à Saint-Jean-de-la-Ruelle près d'Orléans, installe des VMC simple flux, double flux et hygroréglables, et assure l'entretien et la réparation des systèmes de ventilation pour les particuliers, les professionnels et les collectivités.

Périmètre d'intervention

Principales villes du Loiret : Orléans, Olivet, Fleury-les-Aubrais, St-Jean-de-Braye, Montargis

Principales villes du Loir-et-Cher : Blois, Romorantin-Lanthenay et Vendôme

Principales villes de l'Eure-et-Loir : Chartres, Dreux