Aération et ventilation à Toulouse et en Haute-Garonne
Ventilation et air intérieur des échoppes et des grands ensembles toulousains
Une ventilation mécanique contrôlée assure un renouvellement d'air permanent, contrairement à l'ouverture des fenêtres. Ce balayage, des pièces sèches vers les pièces humides, suppose un passage d'air sous les portes.
Échoppe toulousaine
Les échoppes qui bordent les faubourgs Saint-Cyprien, Arnaud-Bernard ou la Croix-de-Pierre s'alignent en bandes continues, mur mitoyen contre mur mitoyen, avec une seule façade sur rue et une seule sur cour. Cette disposition prive le logement d'une ventilation naturelle traversante et, la plupart du temps, d'un conduit de ventilation verticale d'origine, la brique foraine porteuse ayant été construite sans réservation pour un tel réseau. Le plancher, en bois sur solives reposant sur les murs de refend, ajoute une contrainte: on ne perce pas une gaine verticale sans risquer d'affaiblir la structure porteuse, ce qui oriente presque systématiquement le choix vers une ventilation par insufflation ou vers des aérateurs individuels plutôt que vers une extraction centralisée classique.
Vent d'autan et la tentation du calfeutrage
Le vent d'autan, chaud et sec, souffle par rafales sur la région toulousaine plusieurs dizaines de jours par an et s'accompagne souvent d'une gêne qui pousse les occupants à calfeutrer portes et fenêtres plutôt qu'à aérer. Cette réaction s'ajoute à la surchauffe estivale, fréquente dans les échoppes aux toitures peu isolées, qui incite également à fermer volets et ouvrants en journée pour limiter les apports de chaleur. Le résultat cumulé de ces deux réflexes, l'un lié au vent, l'autre à la chaleur, est un logement fermé une grande partie de l'année, où seule une ventilation mécanique continue garantit un renouvellement d'air indépendant du comportement des occupants.
Grands ensembles et leurs conduits shunt
Le quartier du Mirail et plusieurs cités construites dans l'agglomération toulousaine durant les 30 Glorieuses reposent sur des conduits shunt, un réseau collectif vertical qui dessert plusieurs logements superposés sur un même conduit avec une amenée d'air individuelle à chaque étage. Ce système fonctionne correctement tant que chaque logement respecte le débit qui lui est alloué; un ménage qui obture sa bouche d'extraction ou qui raccorde une hotte à extraction directement sur le shunt déséquilibre la dépression de l'ensemble de la colonne et peut provoquer des retours d'air vicié chez les voisins. La rénovation de ces réseaux, souvent engagée dans le cadre de programmes de renouvellement urbain, passe presque toujours par un rééquilibrage collectif avant toute intervention logement par logement.
Colocation étudiante et la suroccupation des logements
La forte population étudiante toulousaine encourage la division de logements familiaux en colocations, avec davantage d'occupants par pièce que ne le prévoyait la conception d'origine du système de ventilation. Chaque occupant supplémentaire ajoute sa part de vapeur d'eau nocturne et son propre rejet de dioxyde de carbone, alors que les débits extraits, calculés initialement pour une famille restreinte, restent inchangés. Un studio prévu pour deux personnes et occupé par 3 ou 4 colocataires dépasse rapidement les seuils de confinement, avec une humidité relative qui grimpe et des bouches hygroréglables qui s'ouvrent en continu sans jamais suffire, un signe qui doit alerter le propriétaire bailleur.
Polluants et confinement
Les composés organiques volatils issus des peintures, des colles et du mobilier neuf se concentrent particulièrement dans les logements peu ventilés et récemment rénovés, avec un étiquetage sanitaire de A+ à C qui aide à limiter les émissions dès l'achat des matériaux. Le taux de dioxyde de carbone, proche de 420 ppm à l'extérieur, dépasse couramment 2 000 ppm dans une chambre fermée en fin de nuit, signe d'un renouvellement d'air insuffisant. Les particules de cuisson, plus présentes dans les cuisines ouvertes sur séjour typiques des rénovations récentes, et les acariens favorisés par l'humidité complètent le tableau des polluants à surveiller dans l'habitat toulousain.
Débits réglementaires
Le cadre reste celui de l'arrêté du 24 mars 1982, qui impose un débit permanent extrait des pièces de service, d'environ 75 mètres cubes par heure pour un studio à près de 200 pour un cinq pièces, avec une position de pointe d'au moins 120 mètres cubes par heure en cuisine si le débit de base est réduit. Dans les échoppes rénovées, le détalonnage des portes disparaît souvent avec la pose d'un parquet stratifié plus épais que l'ancien carrelage, ce qui interrompt le balayage prévu entre pièces principales et pièces de service et réduit d'autant l'efficacité du système en place. Sur les grands ensembles à conduits shunt, ce même texte impose de vérifier le débit réellement disponible à chaque étage plutôt que de se fier au seul dimensionnement théorique du réseau.
Choix d'un système adapté à chaque typologie
Dans l'échoppe sans conduit, l'insufflation ou la ventilation répartie par aérateurs de pièce évitent tout percement structurel. Dans le collectif à conduits shunt, la rénovation porte sur l'équilibrage du réseau existant plutôt que sur son remplacement complet. Dans le pavillon récent de la périphérie toulousaine, en revanche, la double flux à échangeur à contre-courant, avec un rendement de 85 à 92 % sur les appareils certifiés, trouve tout son sens à condition qu'un test d'infiltrométrie confirme une étanchéité à l'air suffisante avant l'installation.
Prix d'une installation de VMC
Il faut compter 150 à 500 euros pour un diagnostic avec mesures de débits et relevés d'humidité, à partir de 600 euros pour une extraction simple, de 1 200 à 2 500 euros pour une VMC hygroréglable de type B, et de 4 000 à 8 000 euros pour un double flux avec réseau de gaines complet. Le rééquilibrage d'un conduit shunt collectif se budgète séparément, selon le nombre de logements desservis et l'état du réseau existant. Le prix d'une insufflation adaptée à une échoppe sans conduit se situe généralement entre 2 500 et 4 500 euros, hors reprise éventuelle d'un plancher bois fragilisé par le passage des gaines.
Spécialistes de l'aération et du traitement de l'air en Haute-Garonne
TEK-AIR, à Toulouse, installe des équipements thermiques et de climatisation, avec des interventions courantes sur les systèmes de ventilation et de traitement de l'air pour les logements et les locaux professionnels.
CLIMA6 SERVICES, implantée à Portet-sur-Garonne, vend, installe et entretient des équipements thermiques et des conduites de ventilation, une activité qu'elle complète par des prestations de chauffage.
NÉGOCIANTS EN CLIMATISATION ET VENTILATION, à Toulouse, propose du négoce et des équipements liés à la climatisation, à la ventilation et au confort thermique.
SAFRAN VENTILATION SYSTEMS, implantée à Blagnac, conçoit des équipements et systèmes de ventilation dans le cadre de son activité industrielle.
Secteurs desservis
Principales villes de la Haute-Garonne : Toulouse, Colomiers, Tournefeuille, Muret, Blagnac, Plaisance-du-Touch, Cugnaux

