Aération et ventilation à Strasbourg et dans le Bas-Rhin
Assainir l'air intérieur des logements strasbourgeois et bas-rhinois
Les bouches d'extraction se placent dans les pièces humides, les entrées d'air dans les pièces de vie. Ce balayage, des pièces sèches vers les pièces humides, suppose un passage d'air sous les portes.
Colombage et torchis en secteur protégé
Les maisons à pans de bois de la Grande-Île et des quartiers anciens de Strasbourg associent une ossature en chêne à un remplissage en torchis, un mélange de terre et de fibres végétales parfaitement perspirant qui laisse circuler la vapeur d'eau à travers la paroi. Ce fonctionnement suppose que la façade puisse sécher aussi bien qu'elle absorbe, un équilibre qu'un enduit ciment étanche ou une isolation intérieure mal conçue rompt en piégeant l'humidité contre le bois de l'ossature, avec un risque de pourrissement des pièces en contact avec le remplissage. Le classement au patrimoine mondial ajoute une contrainte réglementaire forte, toute intervention en façade devant recevoir un avis des architectes des Bâtiments de France avant travaux, ce qui renforce d'autant le rôle de la ventilation intérieure pour réduire la charge hygrométrique à traiter par la paroi elle-même.
Nappe rhénane et caves humides
La nappe phréatique rhénane affleure à faible profondeur sur une bonne partie de la plaine d'Alsace, ce qui explique la présence fréquente de caves et de sous-sols humides, y compris dans des constructions relativement récentes. Cette humidité de sol remonte par capillarité dans les maçonneries anciennes dépourvues de coupure étanche horizontale, avec un liseré de salpêtre qui progresse depuis le pied du mur jusqu'à une hauteur qui reste stable d'une saison à l'autre. Ventiler une cave ou un vide sanitaire concerné, plutôt que de le calfeutrer, reste la mesure la plus efficace et la moins coûteuse pour limiter la migration de cette humidité vers les pièces habitées situées au-dessus.
Neustadt et grands ensembles
Les immeubles de la Neustadt, construits en pierre de taille et brique entre 1880 et 1918, disposent souvent de conduits de cheminée réaffectés à l'extraction d'air, dont la section généreuse facilite la pose d'une ventilation mécanique mais dont l'étanchéité au niveau des étages mérite d'être vérifiée avant sa mise en service. À Hautepierre et au Neuhof, les grands ensembles construits à partir des années 1960 reposent au contraire sur des conduits shunt préfabriqués, plus étroits et plus sensibles à un entretien irrégulier, avec des débits qui se dégradent nettement lorsque les bouches d'extraction sont remplacées par des modèles non conformes. Entre ces deux typologies, le diagnostic de ventilation change de nature, individuel et centré sur le bâti pour la Neustadt, collectif et centré sur la colonne pour les grands ensembles.
Vapeur d'eau et polluants intérieurs
Une famille de quatre personnes rejette entre 10 et 15 litres d'eau par jour dans l'atmosphère du logement, par la respiration nocturne, la cuisson, les douches et le séchage du linge, une quantité invisible tant que l'air n'est pas saturé. À 20 degrés, l'air peut contenir environ 17 grammes d'eau par mètre cube avant de se condenser, contre 10 grammes seulement à 12 degrés, un écart qui explique pourquoi les hivers continentaux favorisent ce phénomène sur les parois les moins chauffées. Les composés organiques volatils et le formaldéhyde émis par les matériaux neufs, suivis par l'étiquetage sanitaire obligatoire depuis 2012, s'ajoutent à un dioxyde de carbone qui dépasse fréquemment 2 000 ppm dans une chambre fermée au petit matin, contre 420 ppm environ dans l'air extérieur.
Réglementation et diagnostic
L'arrêté du 24 mars 1982 impose une ventilation générale et permanente avec des débits extraits minimaux d'environ 75 mètres cubes par heure en studio à près de 200 en cinq pièces, la cuisine pouvant fonctionner à débit réduit avec une position de pointe d'au moins 120 mètres cubes par heure. Le diagnostic distingue condensation superficielle, localisée sur les points froids et saisonnière, infiltration, qui suit un épisode pluvieux, et remontée capillaire, qui progresse depuis le bas du mur et s'arrête à hauteur constante. Un relevé hygrométrique matin et soir sur une semaine et, avant tout projet de double flux, un test d'infiltrométrie à la porte soufflante permettent d'objectiver la situation, ce test prenant une importance particulière sur le bâti à colombage dont l'étanchéité à l'air varie fortement d'une maison à l'autre.
Systèmes de ventilation adaptés
Le simple flux hygroréglable de type B, qui pilote à la fois bouches d'extraction et entrées d'air selon l'humidité mesurée, convient à la majorité du bâti existant, qu'il s'agisse d'une maison à colombage ou d'un appartement de la Neustadt. Le double flux, avec un rendement de récupération de 85 à 92 % sur les caissons certifiés, se justifie surtout dans les rénovations lourdes où l'étanchéité à l'air a été vérifiée, les gaines isolées et un bypass estival prévu. La ventilation par insufflation, qui met le logement en légère surpression avec de l'air filtré et préchauffé, évite de percer une ossature ancienne protégée, tandis que dans les grands ensembles à conduits shunt dégradés, une rénovation coordonnée de la colonne reste préférable à un remplacement isolé de bouche.
Entretien et prix d'une VMC
Les bouches d'extraction se nettoient tous les 3 à 6 mois et les entrées d'air une fois par an, un entretien à ne pas négliger sur les conduits de cheminée réaffectés de la Neustadt, plus sensibles à l'encrassement que des gaines neuves. Un diagnostic complet coûte entre 150 et 500 euros, une extraction simple démarrant à partir de 600 euros. Une VMC simple flux hygroréglable de type B revient couramment de 1 200 à 2 500 euros posée, un double flux avec réseau de gaines de 4 000 à 8 000 euros, et une insufflation adaptée au bâti ancien de 2 500 à 4 500 euros.
Professionnels de la qualité de l'air intérieur de l'agglomération strasbourgeoise
Alsace Ventilation, implantée dans le Bas-Rhin, intervient à Strasbourg pour la pose de VMC et la réalisation de réseaux d'extraction, ainsi que pour le nettoyage et la désinfection d'installations de ventilation. NeoVentys, à Strasbourg et dans l'Eurométropole, assure l'entretien, le nettoyage et la maintenance des VMC simple et double flux auprès de copropriétés et de syndics. Jung & Dorgler, installée à Sermersheim, conçoit et installe des systèmes de ventilation à Strasbourg, avec l'entretien, la réparation de VMC et l'extraction de cuisine. CDA Concept, aux alentours de Brumath et de Strasbourg, installe et entretient des systèmes de chauffage, de climatisation et de VMC, simple flux, double flux et hygroréglable.
Périmètre d'intervention
Principales villes du Bas-Rhin : Strasbourg, Haguenau, Schiltigheim, Illkirch-Graffenstaden, Lingolsheim, Bischheim Ostwald, Hœnheim

