Aération et ventilation en Seine-Saint-Denis
Qualité de l'air intérieur et ventilation en Seine-Saint-Denis
Une ventilation mécanique contrôlée assure un renouvellement d'air permanent, contrairement à l'ouverture des fenêtres. Les débits réglementaires dépendent du nombre de pièces principales et du type d'installation.
Air extérieur déjà chargé
La proximité des grands axes, autoroute A1, A3 ou A86 selon les communes, expose une partie du parc de logements à un air extérieur déjà riche en particules fines et en dioxyde d'azote avant même toute entrée dans le logement. Une ventilation qui aspire cet air sans filtration efficace le fait simplement circuler à l'intérieur, ce qui limite l'intérêt d'une simple extraction dans les immeubles situés en bordure immédiate de ces voies. Le double flux, grâce à la filtration de l'air entrant qu'il permet, apporte ici un bénéfice supplémentaire par rapport aux zones moins exposées, à condition de choisir un filtre adapté aux particules fines et de le remplacer selon un rythme resserré.
Grands ensembles et conduits shunt collectifs
Les immeubles en panneaux préfabriqués des années 1960 et 1970 sont desservis par des conduits shunt verticaux qui collectent l'air extrait de plusieurs logements superposés dans une même colonne, un principe économique mais qui suppose que chaque bouche conserve son diamètre d'origine et que le conduit reste dégagé sur toute sa hauteur. Des décennies de rénovations partielles, remplacement de bouches par des modèles non conformes ou obstruction lors de travaux d'appartement, ont dégradé le fonctionnement de nombreuses colonnes, avec pour conséquence des débits très inégaux entre étages bas et étages hauts. Un diagnostic de ventilation dans ce type d'immeuble ne peut donc pas se limiter à un logement. Il implique un contrôle de la colonne entière, souvent à la charge du syndic de copropriété ou du bailleur social.
Suroccupation et production de vapeur d'eau
Un logement suroccupé produit mécaniquement davantage de vapeur d'eau que ce pour quoi son système de ventilation a été dimensionné, chaque occupant supplémentaire ajoutant près d'un litre d'eau par nuit du seul fait de la respiration. Dans un studio ou un deux-pièces prévu pour deux personnes mais occupé par une famille entière, la ventilation d'origine, calculée sur des débits de 75 à 90 mètres cubes par heure, se retrouve largement insuffisante, avec pour conséquence une humidité relative durablement élevée et l'apparition de moisissures sur les points froids. Le séchage du linge à l'intérieur, fréquent lorsque l'accès à un extérieur ou à une buanderie collective fait défaut, aggrave encore ce déséquilibre en ajoutant jusqu'à 3 litres d'eau supplémentaires par lessive.
Pavillonnaire en meulière de Montreuil et du Raincy
La meulière, pierre poreuse extraite localement et très employée dans les pavillons construits entre 1880 et 1930 à Montreuil, au Raincy ou à Bondy, absorbe l'humidité par capillarité lorsque son enduit extérieur se fissure ou que le drainage périphérique installé à l'origine a disparu avec le temps. Les caves, fréquentes sous ce type de pavillon, communiquent souvent avec le rez-de-chaussée par des planchers anciens peu étanches, ce qui transmet leur atmosphère humide aux pièces de vie situées au-dessus.
Débits réglementaires et diagnostic
L'arrêté du 24 mars 1982 impose des débits extraits minimaux d'environ 75 mètres cubes par heure en studio à près de 200 en cinq pièces, avec une position de pointe d'au moins 120 mètres cubes par heure en cuisine si le débit de base est réduit. Le diagnostic distingue condensation superficielle, localisée sur les points froids et saisonnière, infiltration, qui suit un épisode pluvieux et forme une auréole à contour net, et remontée capillaire, qui progresse depuis le bas du mur en meulière et s'arrête à hauteur constante. Un relevé hygrométrique matin et soir sur une semaine, complété d'une mesure des débits à l'anémomètre et d'un contrôle des entrées d'air, permet d'établir lequel de ces mécanismes est réellement à l'œuvre avant d'engager des travaux.
Entretien et prix d'une VMC
Les bouches d'extraction se nettoient tous les 3 à 6 mois et les entrées d'air une fois par an, un entretien d'autant plus nécessaire que le logement est proche d'un axe routier chargé en particules. Un diagnostic complet coûte entre 150 et 500 euros, la pose d'une extraction simple démarrant à partir de 600 euros. Une VMC simple flux hygroréglable de type B installée dans un logement collectif existant revient de 1 200 à 2 500 euros, la reprise complète d'une colonne shunt sur plusieurs étages représentant un budget nettement supérieur réparti entre les copropriétaires.
Entreprises d'aération et de traitement de l'air de Seine-Saint-Denis
Socorebat, installée à Noisy-le-Sec, assure la fourniture et la pose de systèmes de ventilation VMC et VMI, avec des installations destinées à améliorer la qualité de l'air dans les logements comme dans les locaux professionnels. LESROISDELARENO, à Drancy, réalise la pose de VMC dans le cadre de travaux de rénovation énergétique, du choix du système jusqu'à sa mise en service. CCV Instal Bât, à Bobigny, intervient pour l'installation de ventilation contrôlée et de VMC, une activité complétée par des prestations de chauffage, de plomberie et de sanitaire. FHA, à Saint-Ouen, se consacre à l'entretien et à la maintenance des VMC ainsi qu'au nettoyage des réseaux d'extraction et au dégraissage de hottes professionnelles.
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Arrondissement de Bobigny : Montreuil, Pantin, Bondy, Bobigny
Arrondissement d'Aubervilliers : Saint-Denis, Epinay-sur-Seine, Aubervilliers
Arrondissement du Raincy : Aulnay-sous-Bois, Drancy, Noisy-le-Grand, Le Raincy

