ventilo-convecteur

Aération et ventilation en Savoie et Haute-Savoie

Ventilation et humidité dans l'habitat de Savoie et Haute-Savoie

Les bouches d'extraction se placent dans les pièces humides, les entrées d'air dans les pièces de vie. Les débits réglementaires dépendent du nombre de pièces principales et du type d'installation.

Brouillards de cuvette et résidences suroccupées en saison

Les cuvettes de Chambéry et d'Annecy retiennent en hiver des brouillards persistants qui ralentissent le séchage naturel des façades après la moindre pluie ou fonte de neige. Cette humidité atmosphérique s'ajoute à celle produite à l'intérieur, sans que l'air extérieur, lui-même chargé, offre une réelle capacité d'assèchement lors des ouvertures de fenêtres. Les résidences de tourisme posent un problème différent, inoccupées plusieurs semaines hors saison, elles refroidissent en profondeur, puis se retrouvent suroccupées et intensément chauffées pendant les vacances, avec une production de vapeur concentrée sur quelques jours. Ce régime alterné use prématurément les ventilations à débit fixe et provoque des pics de condensation au moment même où les logements sont pleins.

Bois et gel des conduits en toiture

Le bois massif et les bardages ventilés laissent transiter la vapeur d'eau différemment d'une paroi maçonnée, avec un risque de condensation dans l'épaisseur de l'isolant si aucun frein-vapeur n'est posé côté chaud. En altitude, les conduits qui traversent des combles froids ou ressortent en toiture sont exposés au gel, une gaine mal isolée peut se boucher de givre en quelques nuits rigoureuses. Les entrées d'air en façade gèlent parfois elles aussi si elles ne supportent pas les grands écarts de température, coupant le renouvellement d'air au moment où le logement fermé en a le plus besoin.

Vapeur d'eau et désordres d'humidité

Une famille de quatre personnes rejette entre 10 et 15 litres d'eau par jour, par la respiration nocturne, la cuisson, les douches et le séchage du linge, une eau invisible tant que l'air n'est pas saturé. À 20 degrés, l'air peut contenir environ 17 grammes d'eau par mètre cube avant de se condenser, contre 10 grammes seulement à 12 degrés, ce qui explique pourquoi les pièces les moins chauffées concentrent les désordres. Le diagnostic distingue trois mécanismes, la condensation superficielle, localisée sur les points froids et saisonnière, l'infiltration, qui suit un épisode pluvieux et dessine une auréole à contour net, et la remontée capillaire, qui progresse depuis le bas du mur et s'arrête à hauteur constante avec un liseré de salpêtre.

Polluants intérieurs et radon du socle granitique

Aux composés organiques volatils émis par peintures, colles et meubles neufs, dont le formaldéhyde suivi par l'étiquetage sanitaire obligatoire depuis 2012, s'ajoute dans certaines vallées un risque radon lié à la nature granitique du socle. Ce gaz radioactif naturel s'accumule dans les volumes mal ventilés en contact avec le sol, caves, vides sanitaires et rez-de-chaussée de chalets construits à flanc de montagne. Le dioxyde de carbone reste le meilleur indicateur du renouvellement d'air général, une chambre fermée dépasse souvent 2 000 ppm au petit matin contre 420 ppm dans l'air extérieur.

Débits réglementaires et balayage de l'air

L'arrêté du 24 mars 1982 impose une ventilation générale et permanente, avec entrée d'air par les pièces principales et extraction par les pièces de service, cuisine, salle de bains et cabinet d'aisance. Les débits extraits minimaux vont d'environ 75 mètres cubes par heure en studio à près de 200 en cinq pièces, la cuisine pouvant fonctionner à débit réduit avec une position de pointe d'au moins 120 mètres cubes par heure. Ce balayage suppose un détalonnage des portes d'un à 2 centimètres, une disposition que la pose de parquets flottants supprime dans une large part du bâti rénové des deux départements.

Diagnostic avant travaux en site de montagne

Le suivi hygrométrique pièce par pièce, matin et soir sur une semaine avec une cible de 40 à 60 % d'humidité relative, reste la première étape, en particulier dans les logements qui alternent occupation intense et longue vacance. Le professionnel complète ce relevé par une mesure des débits à l'anémomètre, un contrôle des entrées d'air souvent encrassées par la poussière de bois, et parfois une thermographie infrarouge qui révèle les ponts thermiques typiques des jonctions entre ossature bois et soubassement maçonné. Le test d'infiltrométrie prend une importance particulière en altitude, où le vent et le tirage thermique des grands volumes accentuent les fuites d'air non maîtrisées.

Systèmes adaptés à l'occupation intermittente

Le simple flux hygroréglable de type B, qui pilote à la fois bouches d'extraction et entrées d'air selon l'humidité mesurée, s'adapte bien aux logements dont l'occupation varie entre semaines creuses et vacances scolaires. Le double flux à échangeur, avec un rendement de récupération de 85 à 92 % sur les caissons certifiés, séduit dans les rénovations lourdes de chalets, à condition d'isoler soigneusement les gaines qui traversent les combles froids et de prévoir un bypass utile sur les versants exposés au sud. Dans les copropriétés de résidence de tourisme équipées de conduits collectifs anciens, la ventilation par insufflation constitue une alternative intéressante, puisqu'elle met le volume en légère surpression avec de l'air filtré et préchauffé sans reprendre chaque conduit vertical.

Entretien en climat rigoureux

Les bouches d'extraction se nettoient tous les 3 à 6 mois, un rythme resserré l'hiver en raison de la poussière de bois de chauffage qui circule dans l'air intérieur. Sur un double flux, les filtres se changent tous les 6 à 12 mois, un intervalle resserré si le logement est proche d'une route fréquentée.

Prix d'une installation de VMC

Un diagnostic complet avec relevés hygrométriques et mesure des débits se situe entre 150 et 500 euros selon la taille du logement. La pose d'une extraction simple démarre autour de 600 euros, une VMC hygroréglable de type B installée dans un chalet existant revenant couramment de 1 200 à 2 500 euros. Un double flux avec réseau de gaines isolées, plus délicat à installer dans un comble exigu, se chiffre de 4 000 à 8 000 euros, et une insufflation adaptée aux immeubles sans conduit vertical de 2 500 à 4 500 euros.

Entreprises d'aération et de traitement de l'air en Savoie et Haute-Savoie

SAS SAVOIE AIR PUR, basée à Annecy, intervient sur l'installation d'équipements thermiques et de climatisation dans les deux départements. L'entreprise assure également le nettoyage, l'entretien et la réparation des réseaux de VMC, des hottes de cuisine et des gaines aérauliques, ainsi que l'audit de la qualité de l'air dans les bâtiments résidentiels et professionnels.

Zone géographique desservie

Principales villes de Haute-Savoie : Annecy, Thonon-les-Bains, Annemasse, Cluses, Annecy-le-Vieux, Cluses, Seynod, Cran-Gevrier, Sallanches, Rumilly

Principales villes de Savoie : Chambéry, Aix-les-Bains, Albertville