Aération et ventilation dans le Poitou
Ventilation et traitement de l'air intérieur dans le Poitou
Les bouches d'extraction se placent dans les pièces humides, les entrées d'air dans les pièces de vie. Un logement étanche sans ventilation efficace développe condensation et moisissures en quelques mois.
Exigences de la réglementation
L'arrêté du 24 mars 1982 fixe un principe simple, un air neuf qui entre par les chambres et le séjour, balaie le logement, puis s'extrait par la cuisine, la salle de bains et les toilettes. Les débits extraits minimaux vont d'environ 75 mètres cubes par heure pour un studio à près de 200 pour un cinq pièces, la cuisine pouvant fonctionner à débit réduit dès lors qu'une position de pointe d'au moins 120 mètres cubes par heure reste disponible. Ce balayage suppose un passage d'air sous chaque porte intérieure, un détalonnage d'un à 2 centimètres que la pose de parquets flottants supprime presque toujours. Sans ce jeu sous les portes, une VMC pourtant bien dimensionnée ne ventile plus que la pièce où se trouve la bouche d'extraction, laissant les chambres voisines confinées.
Logements divisés
À Poitiers, la division de grandes maisons bourgeoises en logements étudiants multiplie les points d'extraction sur un même réseau de conduits initialement prévu pour un seul foyer, ce qui oblige souvent à revoir l'équilibrage de l'installation existante. Le vide sanitaire, très répandu dans l'habitat rural du Poitou, doit lui aussi être ventilé plutôt que calfeutré, confiné, il retient l'humidité du sol calcaire et la transmet au plancher par capillarité et par diffusion de vapeur. Dans ce bâti composite, la ventilation mécanique répartie, un aérateur par pièce de service, offre une solution plus simple à mettre en oeuvre qu'un réseau centralisé lorsque les conduits d'origine ne peuvent pas être repris dans leur totalité.
Vapeur d'eau produite au quotidien
Une famille de quatre personnes rejette entre 10 et 15 litres de vapeur d'eau chaque jour, dont près d'un litre par occupant sous le seul effet de la respiration nocturne. Une douche en libère environ un demi-litre en quelques minutes, et le séchage du linge en intérieur, fréquent durant les hivers doux mais humides du Poitou, jusqu'à 3 litres supplémentaires. L'air à 20 degrés peut contenir environ 17 grammes d'eau par mètre cube avant saturation, contre 10 seulement à 12 degrés, et c'est ce mécanisme qui explique la condensation sur les enduits à la chaux des maisons calcaires dès que leur surface refroidit.
Trois désordres d'humidité
La condensation superficielle se reconnaît à sa localisation sur les points froids et à son caractère saisonnier, tandis que l'infiltration suit un épisode pluvieux et dessine une auréole à contour net. La remontée capillaire, elle, progresse depuis le bas du mur, s'arrête à une hauteur constante et laisse un liseré de salpêtre caractéristique sur les moellons calcaires. Dans les communes proches du marais poitevin, où la nappe reste proche de la surface une bonne partie de l'année, les remontées capillaires touchent fréquemment les soubassements des maisons anciennes. Renforcer la ventilation d'un mur qui remonte l'eau du sol ne change rien au désordre, de même qu'un drainage ne corrige pas une condensation hivernale ordinaire.
Polluants et confinement de l'air
Le calcaire tendre du seuil du Poitou favorise localement un potentiel radon modéré, ce gaz du sous-sol s'accumulant dans les vides sanitaires et les caves mal ventilées avant de remonter vers les pièces habitées. Les composés organiques volatils, dont le formaldéhyde, sont émis par les peintures, colles et panneaux de particules pendant plusieurs semaines, avec un étiquetage sanitaire obligatoire depuis 2012 allant de A+ à C. Le dioxyde de carbone sert d'indicateur du renouvellement d'air, l'extérieur avoisine 420 ppm, une chambre fermée dépassant souvent 2 000 ppm au petit matin. Ces polluants s'ajoutent aux particules fines issues de la cuisson et des poêles à bois, fréquents dans les logements ruraux du Loudunais et du Montmorillonnais.
Diagnostic préalable au choix du système
Le repérage commence par la pose d'un thermohygromètre dans chaque pièce, avec un relevé matin et soir sur une semaine et une cible d'humidité relative de 40 à 60 %. Le professionnel complète ce suivi par une mesure des débits à l'anémomètre à chaque bouche, un contrôle des entrées d'air et, si un double flux est envisagé, un test d'infiltrométrie à la porte soufflante pour vérifier l'étanchéité du bâti. Dans les maisons calcaires du Poitou, une thermographie infrarouge révèle en général les mêmes points faibles, linteaux de fenêtres, angles de murs nord et jonctions entre pierre et enduit ciment posé lors d'une rénovation antérieure.
Une fois l'installation posée, les bouches d'extraction se nettoient tous les 3 à 6 mois et les entrées d'air une fois par an, un rythme à resserrer dans les logements étudiants de Poitiers où le renouvellement des occupants multiplie l'encrassement. Les filtres d'un double flux se changent tous les 6 à 12 mois, et le réseau de gaines demande un curage tous les 5 ans environ pour conserver ses débits d'origine.
Prix d'une installation de VMC
Un diagnostic complet avec relevés d'humidité et mesure des débits coûte de 150 à 500 euros selon la taille du logement. La pose d'une extraction simple démarre à 600 euros, une VMC hygroréglable de type B en rénovation se situe entre 1 200 et 2 500 euros, et un double flux avec réseau de gaines va de 4 000 à 8 000 euros. La ventilation mécanique répartie, souvent retenue dans les logements divisés de Poitiers, coûte généralement moins cher à l'installation mais demande un entretien réparti sur davantage de points. Ces montants excluent les reprises de maçonnerie qu'impose parfois un mur touché par une remontée capillaire proche du marais poitevin.
Spécialiste de l'aération référencé du Poitou
Basée à Migné-Auxances, aux portes de Poitiers, Ouest Isol & Ventil concentre son activité sur l'installation et la maintenance de systèmes de ventilation, avec un savoir-faire qui couvre la diffusion d'air, l'équilibrage des réseaux et la protection incendie, des compétences mises au service de solutions adaptées aussi bien aux bâtiments résidentiels qu'aux locaux industriels et tertiaires de la région.
Secteurs desservis
Principales villes de la Vienne : Poitiers, Chatellerault, Buxerolles, Loudun, Montmorillon
Principales villes des Deux-Sèvres : Niort, Bressuire, Parthenay, Thouars, Mauléon

