ventilo-convecteur

Aération et ventilation en Picardie

Ventilation et qualité de l'air intérieur en Picardie

Une ventilation mécanique contrôlée assure un renouvellement d'air permanent, contrairement à l'ouverture des fenêtres. Ce balayage, des pièces sèches vers les pièces humides, suppose un passage d'air sous les portes.

Production permanente de vapeur d'eau

Une famille de quatre occupants rejette de 10 à 15 litres de vapeur d'eau par jour, dont près d'un litre par personne et par nuit sous l'effet de la seule respiration. Une douche en libère environ un demi-litre, et un séchage de linge en intérieur, fréquent durant les longs mois humides picards, jusqu'à 3 litres supplémentaires. L'air à 20 degrés peut contenir environ 17 grammes d'eau par mètre cube, contre à peine 10 grammes à 12 degrés, dès que la température de surface d'une paroi descend sous ce seuil, la vapeur s'y dépose. Dans les linteaux et allèges en béton de la reconstruction, ponts thermiques fréquents, ce point de rosée est atteint plus tôt que sur un mur en brique pleine correctement isolé.

Trois désordres d'humidité

Le diagnostic doit séparer la condensation superficielle, localisée sur les points froids et rythmée par les saisons, de l'infiltration, qui dessine une auréole à contour net après un épisode pluvieux, et de la remontée capillaire, qui progresse depuis le bas du mur et s'arrête à une hauteur constante avec un liseré de salpêtre. Dans les zones basses de la vallée de la Somme et à proximité des hortillonnages, où la nappe affleure une bonne partie de l'année, les remontées capillaires touchent particulièrement les soubassements en craie et en moellon calcaire. Traiter par une ventilation renforcée un mur qui remonte l'humidité du sol ne donne aucun résultat, tout comme un drainage ne corrige pas une simple condensation hivernale. Cette distinction conditionne tout le choix des travaux qui suivront.

Polluants et confinement

Aux côtés de l'humidité, l'air intérieur picard concentre des composés organiques volatils émis par les peintures, colles et panneaux de particules, dont le formaldéhyde, réglementés par un étiquetage sanitaire obligatoire depuis 2012 allant de A+ à C. Le dioxyde de carbone sert d'indicateur du renouvellement d'air, l'extérieur avoisine 420 ppm, tandis qu'une chambre fermée dépasse fréquemment 2 000 ppm au petit matin, provoquant somnolence et maux de tête. Les particules fines issues de la cuisson et des poêles à bois, très présentes dans l'habitat rural dispersé de l'Oise, s'ajoutent à ce tableau. Le sous-sol crayeux et sédimentaire de la région limite en revanche le risque radon, contrairement aux massifs granitiques d'autres régions.

Débits imposés par la réglementation

L'arrêté du 24 mars 1982 impose une ventilation générale et permanente, l'air neuf entre par les pièces principales et s'extrait par les pièces de service, avec des débits minimaux d'environ 75 mètres cubes par heure en studio et proches de 200 en cinq pièces, la cuisine pouvant descendre à un débit réduit à condition de conserver une position de pointe d'au moins 120 mètres cubes par heure. Ce principe de balayage suppose un détalonnage des portes intérieures d'un à 2 centimètres, presque systématiquement supprimé lors de la pose de sols stratifiés ou de moquettes dans les maisons en bande d'Amiens et de Saint-Quentin. Une VMC correctement dimensionnée, mais des portes qui joignent le sol, ne ventile en pratique que la pièce où se trouve la bouche d'extraction.

Systèmes adaptés à chaque type d'habitat

La ventilation mécanique par insufflation met le logement en légère surpression avec de l'air filtré et préchauffé, l'air vicié s'évacuant par les défauts d'étanchéité résiduels. L'hygroréglable de type B, qui pilote à la fois les entrées d'air des pièces principales et les bouches d'extraction, convient bien aux logements occupés de façon irrégulière et limite la surventilation hivernale propre au simple flux autoréglable. Ces deux solutions évitent de percer un conduit vertical dans des façades classées ou des structures de reconstruction fragiles.

Dans l'habitat rural dispersé de l'Oise, où les logements sont souvent plus grands et mieux exposés, le double flux à échangeur à plaques à contre-courant, avec un rendement de 85 à 92 %, valorise la chaleur extraite tout en filtrant l'air entrant. Sa pose suppose un réseau de gaines isolées, des plénums de distribution, un équilibrage au débitmètre et un bypass estival, ainsi qu'un test d'infiltrométrie préalable pour vérifier que le bâti est assez étanche pour que l'échangeur soit réellement efficace.

Diagnostic préalable aux travaux

Le premier geste consiste à poser un thermohygromètre dans chaque pièce et à relever les valeurs matin et soir pendant une semaine, avec une cible d'humidité relative comprise entre 40 et 60 %. Le professionnel complète ce relevé par une mesure des débits à l'anémomètre à chaque bouche, un contrôle de l'état des entrées d'air et une thermographie infrarouge qui révèle les ponts thermiques des linteaux et des allèges. Une attention particulière est portée aux soubassements, où le diagnostic doit trancher entre une nappe affleurante et un simple défaut de ventilation. Un test d'infiltrométrie à la porte soufflante reste indispensable avant d'envisager un double flux.

Entretien courant d'une VMC

Les bouches d'extraction se démontent et se nettoient tous les 3 à 6 mois, tandis que les entrées d'air en menuiserie ne demandent qu'un passage annuel. Sur un double flux, les filtres se remplacent tous les 6 à 12 mois, un intervalle resserré en centre-ville où la circulation encrasse vite les mailles filtrantes. Le réseau de gaines et le caisson doivent être curés environ tous les 5 ans pour conserver les débits d'origine. Un entretien négligé fait perdre la moitié de l'efficacité d'une installation en 3 ans.

Prix d'une installation de VMC

Un diagnostic complet avec relevés d'humidité et mesure des débits coûte entre 150 et 500 euros selon la taille du logement. La pose d'une extraction simple démarre à 600 euros, une VMC hygroréglable de type B posée en rénovation se situe entre 1 200 et 2 500 euros, et un double flux avec réseau de gaines complet va de 4 000 à 8 000 euros. Ces montants ne couvrent pas les reprises de maçonnerie qu'exige parfois un mur touché par une remontée capillaire.

Entreprises d'aération et de traitement de l'air en Picardie

D'homeconnect, installée à Amiens, étudie, installe et entretient des systèmes de ventilation mécanique contrôlée pour les particuliers comme pour les professionnels, avec une offre qui couvre la VMC simple flux, la VMC double flux, le nettoyage de hottes et la rénovation de réseaux d'aération existants.

À Tergnier, Socorebat fournit et pose des installations de ventilation destinées aux particuliers et aux professionnels, du simple flux au double flux en passant par la VMI et l'extraction, avec un suivi technique des équipements posés.

Groupe Le Carré, basée à Beauvais, vend et installe des VMC et des VMI, en simple comme en double flux, et propose également des solutions hygroréglables, de la ventilation thermodynamique et le traitement de l'humidité.

TME, à Saint-Quentin, réalise des installations de VMC pour l'habitat, du simple flux au double flux en passant par l'hygrovariable, avec des prestations centrées sur le renouvellement de l'air intérieur et la gestion de l'humidité.

Sapian Abbeville, implantée à Abbeville, pose, entretient et réhabilite des ventilations mécaniques ou naturelles, et complète ses interventions par le contrôle des débits d'air et la maintenance périodique des installations.

Zone géographique desservie

Principales communes de Picardie : Amiens, Beauvais, Compiègne, Creil, Albert, Senlis, Clermont