ventilo-convecteur

Aération et ventilation en Lorraine

Aérer un logement lorrain entre hiver continental et patrimoine industriel

L'aération d'un logement évacue l'humidité, les polluants intérieurs et le dioxyde de carbone. Ce balayage, des pièces sèches vers les pièces humides, suppose un passage d'air sous les portes.

Climat continental

Contrairement aux régions côtières où l'air extérieur reste relativement doux et permet une ouverture fréquente des fenêtres, l'hiver lorrain impose de longues périodes où toute perte de chaleur par une fenêtre entrouverte coûte cher en chauffage, ce qui pousse mécaniquement les occupants à réduire au minimum le renouvellement d'air naturel. Or la production de vapeur domestique ne s'interrompt pas pour autant. Elle continue, alors que la capacité de l'air à la retenir chute avec la température, l'air à 20 degrés pouvant contenir 17 grammes d'eau par mètre cube contre 10 seulement à 12 degrés. Ce déséquilibre saisonnier explique pourquoi les épisodes de condensation et de moisissures se concentrent presque exclusivement entre novembre et mars dans le parc lorrain, alors que le même logement reste sec le reste de l'année.

Pierre de Jaumont et secteurs protégés de Metz et Nancy

Le quartier impérial de Metz, construit en pierre de Jaumont d'une teinte ocre caractéristique, et les ensembles Art nouveau du centre de Nancy relèvent pour une large part de secteurs sauvegardés ou de sites patrimoniaux remarquables, ce qui encadre strictement toute modification de façade, y compris la pose d'entrées d'air ou le percement d'un conduit d'extraction supplémentaire. La pierre de Jaumont, calcaire relativement poreux, se comporte de façon perspirante tant qu'elle n'est pas recouverte d'un enduit étanche, et une isolation intérieure mal conçue y provoque les mêmes désordres de gel qu'ailleurs sur les pierres calcaires tendres, avec un risque de desquamation du parement en façade. Dans ces immeubles haussmanniens ou Art nouveau souvent divisés en plusieurs logements, la ventilation mécanique par insufflation ou la ventilation répartie par aérateurs de pièce permettent de respecter les contraintes patrimoniales sans toucher aux façades classées.

Logement social des vallées lorraines

Les vallées de la Fensch, de l'Orne et le Bassin houiller conservent un parc important de cités ouvrières et de logement social construit au vingtième siècle pour accompagner l'essor de la sidérurgie, avec des immeubles collectifs desservis par des conduits verticaux communs à plusieurs étages, sur le modèle des conduits shunt. Ce type de conduit exige un raccordement conforme de chaque logement pour que le tirage fonctionne correctement, un point souvent négligé lors des rénovations successives menées par les bailleurs sociaux, où l'isolation des logements a parfois progressé plus vite que la remise à niveau de la ventilation. Une ventilation hygroréglable de type A ou B, pilotée par l'humidité relative de chaque logement, s'adapte bien à ce parc occupé de façon hétérogène, où certains logements restent vacants plusieurs semaines tandis que d'autres accueillent des familles nombreuses.

Bassin ferrifère

D'anciennes exploitations minières de fer subsistent sous une partie du bassin ferrifère, en Moselle comme en Meurthe-et-Moselle, et leur fontis ou affaissement résiduel peut fissurer les fondations et créer des points d'entrée pour l'humidité du sol, un phénomène distinct d'une simple remontée capillaire et qui relève d'abord d'un diagnostic géotechnique avant tout traitement de ventilation. Dans certains secteurs, l'arrêt du pompage des eaux d'exhaure après la fermeture des mines a fait remonter la nappe phréatique à des niveaux plus élevés qu'auparavant, humidifiant durablement des caves et des vides sanitaires qui restaient auparavant secs. Ventiler ces volumes bas plutôt que de les étanchéifier de force reste, comme ailleurs, la mesure la plus efficace pour éviter que l'humidité ne migre vers les pièces habitées à l'étage.

Vapeur d'eau et polluants intérieurs

Un foyer de quatre personnes produit de 10 à 15 litres de vapeur d'eau par jour entre respiration, cuisson, douches et lessive séchée en intérieur, cette dernière source pouvant à elle seule atteindre 3 litres et devenir prépondérante dans les logements sans espace extérieur de séchage, fréquents dans les cités collectives. Aux composés organiques volatils et au formaldéhyde émis par les matériaux neufs, dont l'étiquetage sanitaire va de A+ à C depuis 2012, s'ajoute un taux de dioxyde de carbone qui grimpe vite dans les chambres fermées l'hiver, l'air extérieur avoisinant 420 ppm contre plus de 2 000 ppm relevés au petit matin dans une pièce occupée sans renouvellement. Le radon mérite une attention particulière dans les zones où le socle vosgien affleure, tandis que les particules de combustion issues du chauffage au bois, très répandu en zone rurale lorraine, s'accumulent d'autant plus vite que le logement reste fermé de longs mois.

Débits de ventilation en Lorraine

L'arrêté du 24 mars 1982 fixe le principe d'une ventilation générale et permanente, avec des débits extraits minimaux d'environ 75 mètres cubes par heure en studio jusqu'à près de 200 pour un cinq pièces, la cuisine pouvant fonctionner à débit réduit à condition de conserver une position de pointe d'au moins 120 mètres cubes par heure. La ventilation simple flux autoréglable surventile fortement en hiver et alourdit la facture de chauffage, ce qui rend le double flux à échangeur à plaques particulièrement pertinent en Lorraine : son rendement de 85 à 92 % sur les caissons certifiés récupère une part importante des calories qu'une extraction simple rejetterait à l'extérieur, à condition qu'un test d'infiltrométrie ait validé au préalable l'étanchéité de l'enveloppe et qu'un bypass estival évite de réchauffer inutilement l'air en saison chaude.

Diagnostic et prix d'une VMC

Le diagnostic associe la pose d'un thermohygromètre dans chaque pièce pendant une semaine, une mesure des débits à l'anémomètre à chaque bouche et une thermographie infrarouge qui repère les ponts thermiques propres au bâti ancien en pierre de Jaumont comme aux façades des cités ouvrières mal isolées. L'entretien courant, bouches nettoyées tous les 3 à 6 mois et entrées d'air une fois par an, gagne à être documenté dans les copropriétés desservies par un conduit collectif, où un défaut d'entretien dans un seul logement peut dégrader le tirage de l'ensemble de la colonne. Côté budget, un diagnostic complet coûte de 150 à 500 euros, une extraction simple à partir de 600 euros, une VMC hygroréglable de type B de 1 200 à 2 500 euros posée, et un double flux avec réseau de gaines isolées de 4 000 à 8 000 euros, un investissement que le climat continental amortit plus vite qu'ailleurs grâce aux économies de chauffage réalisées.

Entreprises d'aération et de traitement de l'air de Metz et de Lorraine

Basée à Metz, Lorraine EnR intervient en génie climatique avec des prestations de ventilation, climatisation, chauffage et plomberie-sanitaire, et assure également l'entretien de ses installations pour des bâtiments tertiaires, industriels, collectifs et résidentiels sur l'ensemble du territoire lorrain.

Secteurs desservis

Principales villes de Moselle : Metz, Thionville, Forbach, Montigny-lès-Metz, Sarreguemines, Yutz, Hayange, St-Avold

Principales villes de la Meuse : Verdun, Bar-le-Duc

Principales villes des Vosges : Epinal, St-Dié-des-Vosges

Principales villes de Meurthe et Moselle : Nancy, Vandœuvre-les-Nancy, Lunéville, Toul, Longwy