ventilo-convecteur

Aération et ventilation dans la métropole lilloise

Aération et traitement de l'humidité dans la métropole lilloise

Une ventilation mécanique contrôlée assure un renouvellement d'air permanent, contrairement à l'ouverture des fenêtres. Ce balayage, des pièces sèches vers les pièces humides, suppose un passage d'air sous les portes.

Courées et maisons en bande sur la craie

La maison en bande, mitoyenne des deux côtés, et la maison de courée, organisée autour d'une cour commune desservant plusieurs logements, forment l'essentiel du parc ancien de la métropole lilloise, un habitat dense qui ne dispose d'aucun mur pignon libre pour y percer un conduit vertical d'extraction. Cette absence structurelle oriente d'emblée les choix techniques vers des solutions qui ne dépendent pas d'un tirage naturel en toiture. À cette contrainte s'ajoute une cave, souvent semi-enterrée, en contact avec la nappe de la craie qui affleure sur une large partie du territoire lillois, ce qui entretient une humidité de base indépendante de la ventilation du logement lui-même. Traiter cette humidité de cave, par une ventilation basse permanente plutôt qu'un simple assèchement ponctuel, conditionne souvent le succès des travaux engagés dans les étages.

Vapeur d'eau et polluants de l'air intérieur

Douches, cuisine et séchage du linge en intérieur constituent l'essentiel de la production de vapeur domestique, à quoi s'ajoute la respiration nocturne, proche d'un litre par personne et par nuit. Les composés organiques volatils et le formaldéhyde, émis par les mobiliers en panneaux et les matériaux de finition récents, justifient l'étiquetage sanitaire de A+ à C obligatoire depuis 2012, un repère à consulter avant tout achat lors d'une rénovation. Le taux de dioxyde de carbone, autour de 420 ppm en air extérieur, dépasse fréquemment 2 000 ppm dans une chambre fermée au petit matin, signe d'un renouvellement d'air insuffisant pendant le sommeil. Dans l'habitat social dense, où plusieurs logements se superposent sur une même trame étroite, ce confinement touche un nombre d'occupants proportionnellement plus élevé qu'en habitat individuel diffus.

Cadre réglementaire et les débits imposés

L'arrêté du 24 mars 1982 impose une ventilation générale et permanente, avec un air entrant par les pièces principales et extrait par les pièces de service. Les débits minimaux s'échelonnent d'environ 75 mètres cubes par heure en studio à près de 200 pour un cinq pièces, avec une réduction possible en cuisine à condition de conserver une position de pointe d'au moins 120 mètres cubes par heure. Ce balayage suppose un détalonnage des portes intérieures d'un à 2 centimètres, une disposition souvent supprimée lors du changement des sols dans les rénovations récentes du parc lillois. Le respect de ces débits repose entièrement sur un système mécanique, aucune circulation naturelle ne pouvant compenser l'absence de tirage.

Étanchéité du bâti après rénovation

La métropole lilloise a connu une vague de rénovation énergétique particulièrement soutenue, avec isolation des combles, remplacement des menuiseries et traitement des ponts thermiques sur une grande partie du parc de maisons en bande. Ces travaux réduisent efficacement les déperditions, mais ils suppriment du même geste les fuites d'air incontrôlées qui, dans l'ancien bâti peu isolé, assuraient jusque-là un renouvellement d'air minimal sans que personne ne s'en aperçoive. Un logement rendu étanche sans révision de sa ventilation concentre alors l'humidité et les polluants au lieu de les évacuer, un phénomène observé dans nombre de rénovations menées sans diagnostic global de l'aération. La ventilation ne doit donc jamais être considérée comme une option annexe d'un chantier d'isolation, mais comme une composante dimensionnée en fonction de la nouvelle étanchéité obtenue.

Systèmes pensés pour l'habitat sans conduit

La ventilation mécanique répartie, par aérateurs individuels installés en cuisine et en salle d'eau, offre une solution qui ne nécessite aucun percement de mur mitoyen ni aucune gaine traversant les étages. La ventilation par insufflation, qui met le logement en légère surpression avec de l'air neuf filtré et préchauffé, constitue une autre réponse adaptée, l'air vicié s'évacuant par les défauts d'étanchéité résiduels des menuiseries anciennes. Dans l'habitat social géré en collectif, l'hygroréglable de type A ou B reste la solution la plus courante, à condition qu'un entretien régulier soit assuré par le bailleur plutôt que délégué aux seuls occupants. Le double flux, plus exigeant en réseau de gaines, se réserve aux rénovations lourdes où l'étanchéité à l'air a préalablement été vérifiée par un test d'infiltrométrie.

Diagnostic et entretien

Poser un thermohygromètre dans chaque pièce, avec relevé matin et soir sur une semaine, permet de vérifier si l'humidité relative reste dans la plage recherchée de 40 à 60 %. La mesure des débits à l'anémomètre, associée à un contrôle des entrées d'air, révèle les pertes de performance d'un système vieillissant, et l'inspection de la cave complète systématiquement le diagnostic des étages dans les maisons en bande, l'origine du désordre remontant parfois du sous-sol. Avant tout double flux, un test d'infiltrométrie s'impose, particulièrement utile après une rénovation énergétique récente dont l'étanchéité réelle reste souvent mal connue. Une fois l'installation posée, les bouches s'entretiennent tous les 3 à 6 mois, les entrées d'air une fois par an, et les filtres d'un double flux tous les 6 à 12 mois, un suivi souvent délicat dans les logements sociaux où plusieurs occupants se succèdent.

Prix d'une installation de VMC

Un diagnostic complet avec relevés d'humidité et mesure des débits coûte de 150 à 500 euros selon la taille du logement. La pose d'une ventilation mécanique répartie, adaptée aux maisons en bande sans conduit, démarre autour de 600 euros par pièce équipée, tandis qu'une VMC hygroréglable de type B installée dans un logement existant revient de 1 200 à 2 500 euros. Une ventilation par insufflation se chiffre entre 2 500 et 4 500 euros, et un double flux complet avec réseau de gaines entre 4 000 et 8 000 euros selon la configuration du logement. Lorsque ces travaux s'inscrivent dans une rénovation énergétique globale, le traitement de l'humidité de cave s'ajoute souvent au budget, son coût variant fortement selon l'étendue des désordres constatés.

Entreprises de ventilation et de traitement de l'air de la métropole lilloise

À Marquette-lez-Lille, SEMNORD VENTILATION prend en charge l'entretien et la maintenance de réseaux de ventilation dans l'habitat, les bureaux et les sites industriels. L'entreprise déclare aussi une activité de création, d'acquisition et de location de fonds de commerce dans ce même secteur.

ECO THERM SANITAIRE, à Wasquehal, intervient sur l'installation d'équipements thermiques et de climatisation, avec une activité centrée sur la conception, la réalisation et le SAV d'installations de chauffage. L'entreprise complète cette offre par des prestations de plomberie et de second œuvre.

THERMELEC, à Lille, réalise des travaux d'installation d'équipements thermiques et de climatisation, un périmètre qui couvre le chauffage, la ventilation, la climatisation et la plomberie. Elle intervient également dans des opérations de rénovation de bâtiments.

SARL ACTI CLIM, à Roncq, exerce dans l'installation d'équipements thermiques et de climatisation, avec un objet social qui mentionne la conception et la réalisation d'installations de climatisation, de pompes à chaleur et de ventilation. Ses interventions concernent des locaux d'habitation, commerciaux et industriels.

Périmètre d'intervention

Principales communes de la métropole lilloise : Lille, Roubaix, Tourcoing, Villeneuve-d’Ascq, Marcq-en-Barœul, Lambersart, Croix