ventilo-convecteur

Aération et ventilation en Seine-Maritime et dans l'Eure

Aération et humidité entre Seine-Maritime et Eure

L'aération d'un logement évacue l'humidité, les polluants intérieurs et le dioxyde de carbone. Un logement étanche sans ventilation efficace développe condensation et moisissures en quelques mois.

Rouen et le secteur protégé du vieux Rouen

Le centre ancien de Rouen conserve un ensemble remarquable de maisons à pans de bois, aux côtés d'immeubles en brique caractéristiques de la reconstruction du vingtième siècle, l'ensemble classé pour une large part en secteur sauvegardé. Cette protection patrimoniale encadre strictement les interventions en façade, ce qui rend souvent impossible le percement d'un conduit de ventilation traditionnel dans les colombages ou dans les parements de brique les plus anciens. Le bois et le torchis qui garnissent les pans de bois fonctionnent en paroi perspirante, laissant migrer la vapeur vers l'extérieur, à condition qu'aucune isolation étanche mal conçue ne vienne bloquer ce transfert et provoquer un pourrissement caché de la structure porteuse.

Centre Perret du Havre en béton

Le centre reconstruit du Havre, oeuvre de l'architecte Auguste Perret classée au patrimoine mondial, repose sur une ossature en béton armé aux caractéristiques thermiques très différentes du bâti ancien en pierre ou en brique. Ce béton, peu perméable à la vapeur, concentre la condensation sur les ponts thermiques créés par la structure poteau-poutre apparente, en particulier aux liaisons entre les planchers et les façades. Les logements de ces immeubles, souvent rénovés sans reprise complète de l'isolation, bénéficient d'une ventilation mécanique correctement dimensionnée pour compenser cette sensibilité structurelle aux points froids. Le classement patrimonial de plusieurs de ces immeubles impose par ailleurs des règles similaires à celles du vieux Rouen quant aux interventions visibles en façade.

Vallée de la Seine et son humidité

Entre Rouen et le débouché de l'estuaire, la vallée de la Seine entretient une hygrométrie ambiante élevée, renforcée par les brouillards fréquents qui se forment au-dessus du fleuve dès que les écarts de température s'accentuent entre l'eau et l'air. Les communes riveraines, notamment sur les basses terrasses alluviales, connaissent une nappe proche de la surface qui favorise les remontées capillaires dans les maisons anciennes dépourvues de drainage périphérique. Cette humidité de fond, distincte de la vapeur produite à l'intérieur du logement, réduit la capacité de l'air extérieur à absorber l'excédent domestique, un phénomène comparable à celui observé dans d'autres vallées humides du territoire.

Littoral cauchois face aux embruns

Les communes du littoral cauchois, de Fécamp à la pointe du Havre, subissent une exposition directe aux embruns chargés en sels marins portés par les vents dominants d'ouest. Ces embruns accélèrent la corrosion des pièces métalliques non traitées d'une installation de ventilation, caissons, gaines et bouches, ce qui impose de privilégier des matériaux résistants à la corrosion saline pour les logements les plus exposés. L'entretien des installations proches du littoral demande donc une fréquence resserrée par rapport à l'intérieur des terres, faute de quoi les performances du système se dégradent plus rapidement que la durée de vie annoncée par les fabricants.

Pluies battantes et infiltration

Le vent d'ouest dominant plaque la pluie contre les façades exposées, ce qui provoque des infiltrations d'eau à travers les points singuliers mal traités, appuis de fenêtre, jonctions de toiture ou fissures de façade. L'infiltration se distingue de la condensation par son lien direct avec l'épisode pluvieux et par le contour net de l'auréole qu'elle laisse, alors que la condensation reste diffuse et saisonnière sur les points froids de l'enveloppe. Confondre les deux conduit à installer une ventilation renforcée là où seule une reprise d'étanchéité en façade réglerait durablement le problème. La remontée capillaire, troisième désordre possible, s'en distingue par sa progression depuis le bas du mur et son arrêt à hauteur constante.

Polluants intérieurs et débits réglementaires

Les composés organiques volatils émis par les mobiliers récents et les matériaux de finition, dont le formaldéhyde, sont soumis à un étiquetage sanitaire de A+ à C obligatoire depuis 2012 qui permet de limiter le choix en amont. Le dioxyde de carbone dépasse fréquemment 2 000 ppm dans une chambre fermée en fin de nuit, contre environ 420 ppm à l'extérieur, un écart qui traduit directement l'insuffisance du renouvellement d'air. L'arrêté du 24 mars 1982 impose des débits extraits minimaux d'environ 75 mètres cubes par heure en studio à près de 200 en cinq pièces, avec une position de pointe d'au moins 120 mètres cubes par heure en cuisine, débits qu'un détalonnage suffisant des portes intérieures doit permettre de répartir entre pièces principales et pièces de service.

Systèmes adaptés à chaque configuration

L'étanchéité à l'air généralement bonne de la structure rend le double flux particulièrement pertinent, avec un rendement de récupération de 85 à 92 % qui limite les déperditions liées au chauffage. Dans les pans de bois du vieux Rouen protégés, la ventilation par insufflation, qui met le logement en légère surpression avec de l'air filtré sans nécessiter de percement de façade, respecte les contraintes patrimoniales tout en assurant un renouvellement d'air permanent. Une VMC hygroréglable de type B reste la solution la plus simple, modulant les débits selon l'humidité mesurée dans chaque pièce.

Diagnostic préalable aux travaux

Le suivi d'un thermohygromètre dans chaque pièce, avec des relevés matin et soir sur une semaine, révèle les zones où l'humidité relative dépasse durablement 60 %. Le professionnel complète ce suivi par une mesure des débits à l'anémomètre à chaque bouche, un contrôle des entrées d'air et, dans les cas complexes, une thermographie infrarouge qui localise les ponts thermiques. Un test d'infiltrométrie à la porte soufflante devient indispensable avant tout projet de double flux, en particulier dans les immeubles en béton dont l'étanchéité réelle varie fortement selon l'état des menuiseries.

Entretien et prix d'une VMC

Les bouches d'extraction se nettoient tous les 3 à 6 mois, les entrées d'air une fois par an, avec une fréquence resserrée sur le littoral où le sel accélère l'encrassement. Un diagnostic complet coûte entre 150 et 500 euros, la pose d'une extraction simple démarre à 600 euros, une VMC hygroréglable de type B se situe entre 1 200 et 2 500 euros, une insufflation compatible avec le bâti protégé entre 2 500 et 4 500 euros, et un double flux complet avec réseau de gaines entre 4 000 et 8 000 euros selon la configuration du logement.

Entreprises d'aération et de traitement de l'air de Seine-Maritime et de l'Eure

ERHYG, implantée à Rouen, réalise le diagnostic, la création, la réhabilitation et l'entretien de systèmes de ventilation, avec des interventions en VMC simple ou double flux, en ventilation basse pression, en VMI et en statomécanique.

Périmètre d'intervention

Principales villes de Seine-Maritime : Le Havre, Rouen, Dieppe, Sotteville-lès-Rouen, Saint-Étienne-du-Rouvray, Le Grand-Quevilly, Le Petit-Quevilly, Mont-Saint-Aignan, Fécamp, Elbeuf, Montivilliers

Principales villes de l'Eure : Evreux, Vernon, Louviers