ventilo-convecteur

Aération et ventilation dans le Haut-Rhin

Ventiler sans fragiliser le bâti ancien du Haut-Rhin

Les bouches d'extraction se placent dans les pièces humides, les entrées d'air dans les pièces de vie. Les débits réglementaires dépendent du nombre de pièces principales et du type d'installation.

Colmar et les maisons à colombages en secteur protégé

Le centre historique de Colmar conserve un nombre important de maisons à pans de bois et torchis, protégées à ce titre par les règles d'urbanisme patrimonial qui encadrent strictement toute intervention en façade. Le torchis, mélange de terre et de fibres végétales appliqué entre les colombages, fonctionne comme une paroi perspirante capable d'absorber puis de restituer l'humidité ambiante, à condition que rien ne vienne bloquer ce transfert naturel. Percer ces façades pour y intégrer un conduit de ventilation classique est généralement exclu par les services de l'urbanisme, ce qui oriente vers des solutions n'exigeant aucune reprise de la structure porteuse en bois. Une isolation intérieure mal conçue, en bloquant la migration de vapeur vers l'extérieur, provoque en outre un pourrissement progressif des pans de bois qui reste invisible plusieurs années avant de se manifester par des désordres structurels sérieux.

Mulhouse et l'habitat ouvrier

Mulhouse conserve un parc important d'immeubles issus de l'habitat ouvrier du 10-neuvième siècle, construits en série pour loger les employés de l'industrie textile, avec des logements souvent traversants mais aux volumes modestes. Ce type d'immeuble collectif dispose fréquemment d'un conduit de ventilation naturelle d'origine, aujourd'hui insuffisant au regard des débits attendus, qu'une extraction mécanique centralisée en toiture permet de remettre à niveau sans reprendre les colonnes existantes. La densité de l'habitat et la proximité des logements entre eux rendent également la qualité de l'air intérieur plus sensible aux nuisances de voisinage, ce qui justifie un entretien régulier des bouches pour éviter tout report d'odeurs entre logements desservis par un même réseau.

Nappe rhénane et les caves inondables

La nappe phréatique rhénane, l'une des plus importantes d'Europe, affleure à faible profondeur sur une large partie de la plaine d'Alsace, en particulier à proximité du Rhin et de ses anciens bras morts. Les caves et sous-sols des communes situées dans ces secteurs connaissent des remontées de nappe saisonnières, parfois jusqu'à l'inondation partielle, un phénomène à bien distinguer d'une simple remontée capillaire liée à la seule porosité des matériaux. Ventiler ces sous-sols en dehors des périodes de crue reste utile pour limiter l'humidité résiduelle, mais aucune ventilation ne peut compenser une nappe affleurante sans un drainage ou un cuvelage dimensionné pour cette contrainte hydrogéologique spécifique.

Polluants intérieurs et débits réglementaires

L'air intérieur concentre des composés organiques volatils émis par les matériaux récents, dont le formaldéhyde, avec un étiquetage sanitaire de A+ à C obligatoire depuis 2012 qui aide au choix des produits. Le dioxyde de carbone dépasse fréquemment 2 000 ppm dans une chambre fermée en fin de nuit, contre environ 420 ppm à l'extérieur, signe d'un renouvellement d'air trop faible. L'arrêté du 24 mars 1982 fixe les débits extraits minimaux, d'environ 75 mètres cubes par heure en studio à près de 200 en cinq pièces, avec une position de pointe d'au moins 120 mètres cubes par heure en cuisine, débits que le détalonnage des portes intérieures doit permettre de répartir entre les pièces.

Trois désordres d'humidité

La condensation superficielle se reconnaît à sa localisation constante sur les points froids et à son caractère saisonnier, plus marqué durant les mois d'hiver rigoureux. L'infiltration, elle, suit un épisode pluvieux précis et dessine une auréole à contour net, souvent près d'une toiture ou d'une menuiserie mal reprise. La remontée capillaire ou la remontée de nappe progresse depuis le bas du mur, s'arrête à une hauteur relativement constante et laisse un liseré de salpêtre caractéristique. Confondre ces désordres conduit à financer une ventilation renforcée là où seul un drainage périphérique ou un cuvelage aurait réglé le problème.

Systèmes de ventilation adaptés

Le double flux à échangeur à plaques à contre-courant, avec un rendement de récupération de 85 à 92 %, trouve un intérêt particulier dans un climat continental où la saison de chauffe s'étend sur plusieurs mois, puisque la chaleur extraite de l'air vicié préchauffe l'air neuf entrant. Sa pose exige néanmoins un réseau de gaines isolées et un test d'infiltrométrie préalable, moins évident dans les colombages anciens que dans une construction récente de la plaine rhénane. Dans le bâti protégé de Colmar, la ventilation mécanique par insufflation, qui met le logement en surpression avec de l'air filtré sans nécessiter de percement de façade, respecte les contraintes patrimoniales tout en assurant un renouvellement d'air permanent. Une VMC hygroréglable de type B, qui module les débits selon l'humidité mesurée pièce par pièce, reste la solution la plus simple à mettre en oeuvre.

Entretien des installations

Les bouches d'extraction se nettoient tous les 3 à 6 mois, les entrées d'air en menuiserie une fois par an, et les filtres d'un double flux se remplacent tous les 6 à 12 mois selon l'environnement, un point à surveiller particulièrement en sortie d'hiver quand le système a tourné en continu plusieurs mois. Le réseau de gaines d'un double flux gagne à être contrôlé et curé tous les 5 ans environ pour conserver son rendement de récupération de chaleur annoncé à la pose.

Prix d'une installation de VMC

Un diagnostic complet avec relevés d'humidité et mesure des débits coûte entre 150 et 500 euros. La pose d'une extraction simple démarre à 600 euros, une VMC hygroréglable de type B se situe entre 1 200 et 2 500 euros, une ventilation par insufflation compatible avec le bâti protégé entre 2 500 et 4 500 euros, et un double flux complet avec réseau de gaines entre 4 000 et 8 000 euros selon la longueur de distribution et l'accessibilité des combles.

Entreprises d'aération et de traitement de l'air du Haut-Rhin

NC2A, basée à Wittelsheim, intervient sur des projets de chauffage, de ventilation, de climatisation et de plomberie sanitaire, avec des installations neuves, des rénovations et de la maintenance préventive pour particuliers, professionnels, collectivités et industries.

Team Clim Alsace, implantée à Illzach, réalise l'installation, l'entretien et le dépannage de systèmes de chauffage, de climatisation et de ventilation, avec une activité orientée vers les équipements de génie climatique en contexte industriel.

ETS Vandeville, basée à Sentheim, propose des systèmes de ventilation professionnelle, avec pose de VMC simple flux et double flux, ainsi qu'un service après-vente pour ses installations.

TOUTELEC, implantée à Mulhouse, intervient sur l'installation de climatisation et sur des systèmes de ventilation, dont la VMC, avec des prestations de pose, d'entretien et de dépannage pour les besoins de renouvellement d'air.