Aération et ventilation dans le Sud-Finistère
Ventilation et humidité dans le bâti dispersé du Sud-Finistère
Une ventilation mécanique contrôlée assure un renouvellement d'air permanent, contrairement à l'ouverture des fenêtres. Ce balayage, des pièces sèches vers les pièces humides, suppose un passage d'air sous les portes.
Longère et son vide sanitaire
La longère traditionnelle, construite en moellon de granit sous une toiture d'ardoise à faible débord, repose fréquemment sur un vide sanitaire ventilé par des bouches basses en façade, dont le rôle est d'évacuer l'humidité du sol avant qu'elle ne remonte dans le plancher. Ce vide sanitaire s'obstrue avec le temps, par un remblai mal maîtrisé, une extension mal raccordée ou simplement l'accumulation de végétation devant les bouches, ce qui piège l'humidité sous le logement. Un plancher qui reste froid et humide en permanence, malgré un chauffage correctement réglé à l'étage, doit systématiquement faire suspecter un défaut de ventilation du vide sanitaire plutôt qu'un problème de la ventilation intérieure elle-même. Le contrôle de ces bouches basses, souvent oublié dans l'entretien courant d'une VMC, mérite une vérification annuelle au même titre que les entrées d'air en façade.
Cas particulier des résidences secondaires fermées
Une maison fermée plusieurs mois par an, situation fréquente sur le littoral de Concarneau, de Douarnenez ou du pays bigouden, pose un problème spécifique, sans occupants la production de vapeur d'eau chute, mais l'absence de chauffage laisse les parois se refroidir jusqu'à la température extérieure, rapprochant en permanence les surfaces intérieures du point de rosée. L'humidité résiduelle du bâti, remontées capillaires ou simple hygrométrie ambiante, se condense alors sans qu'aucune activité humaine ne l'ait produite ce jour-là, un phénomène que les propriétaires découvrent souvent à la réouverture printanière sous forme de moisissures généralisées. Une ventilation mécanique qui continue de fonctionner hors saison, à débit réduit si le système le permet, limite ce phénomène bien mieux qu'une simple aération ponctuelle lors des visites. Le choix d'un système hygroréglable prend ici tout son sens, puisqu'il adapte automatiquement son fonctionnement à une occupation par nature irrégulière.
Vapeur d'eau et mécanique de la condensation
Quand le logement est occupé, une famille de quatre personnes produit de 10 à 15 litres de vapeur d'eau par jour, entre la respiration nocturne, les douches et le linge séché à l'intérieur, une charge que l'air ne peut absorber que dans une certaine limite avant de se délester sur les surfaces froides. À 20 degrés, un mètre cube d'air contient jusqu'à 17 grammes d'eau, contre 10 seulement à 12 degrés, écart qui explique pourquoi les pièces les moins chauffées d'une longère, souvent les chambres à l'étage sous rampants, concentrent l'essentiel des désordres. Le diagnostic distingue alors cette condensation superficielle, localisée et saisonnière, d'une infiltration liée à un défaut de couverture, reconnaissable à son auréole nette après un épisode pluvieux, et d'une remontée capillaire, qui progresse depuis le sol et s'arrête à une hauteur constante avec un dépôt salin caractéristique.
Radon et polluants intérieurs
Le socle granitique qui structure le Sud-Finistère favorise, comme au nord du département, l'accumulation de radon dans les volumes mal ventilés, un enjeu qui concerne particulièrement l'habitat individuel dispersé, où chaque maison possède son propre rapport direct au sol, contrairement au collectif où seuls les rez-de-chaussée sont exposés. Le vide sanitaire mal ventilé d'une longère peut ainsi devenir un point d'accumulation du gaz avant sa migration vers les pièces habitées, ce qui renforce l'intérêt d'entretenir les bouches basses évoquées plus haut. Aux côtés du radon, les composés organiques volatils issus des matériaux récents, le dioxyde de carbone qui dépasse souvent 2 000 ppm dans une chambre fermée au petit matin, et les particules de combustion liées au chauffage au bois, très présent dans ce bâti rural, complètent le tableau des polluants à surveiller.
Cadre réglementaire et choix du système
L'arrêté du 24 mars 1982 fixe les débits extraits minimaux, d'environ 75 mètres cubes par heure en studio à près de 200 en cinq pièces, avec une réduction possible en cuisine à condition de conserver une position de pointe d'au moins 120 mètres cubes par heure. Dans l'habitat individuel dispersé du Sud-Finistère, l'absence fréquente de conduit vertical préexistant oriente souvent le choix vers une ventilation mécanique répartie, par aérateurs individuels dans chaque pièce de service, ou vers une insufflation qui met le logement en légère surpression avec de l'air filtré. Le double flux reste pertinent dans les constructions plus récentes ou lors d'une rénovation lourde intégrant une bonne étanchéité à l'air, avec un rendement de récupération de 85 à 92 % sur les appareils certifiés, mais son installation dans une longère ancienne suppose un réseau de gaines qui n'existe généralement pas et qu'il faut créer en combles.
Diagnostic et entretien
Le diagnostic s'appuie sur un relevé d'humidité relative matin et soir pendant une semaine, une mesure des débits à l'anémomètre à chaque bouche et un contrôle de l'état des entrées d'air, complété si besoin par une thermographie infrarouge pour localiser les ponts thermiques. Dans une résidence secondaire, ce relevé gagne à être réalisé juste avant la fermeture saisonnière et juste après la réouverture, afin de mesurer concrètement l'effet de l'inoccupation sur l'hygrométrie du logement. L'entretien courant, bouches nettoyées tous les 3 à 6 mois et entrées d'air une fois par an, s'accompagne ici d'un contrôle spécifique des bouches basses de vide sanitaire, trop souvent oublié.
Prix d'une installation de VMC
Un diagnostic complet coûte de 150 à 500 euros selon la taille du logement. Une extraction simple démarre à 600 euros, une VMC hygroréglable de type B installée dans l'existant se situe entre 1 200 et 2 500 euros, et un double flux avec création de réseau de gaines va de 4 000 à 8 000 euros selon la configuration des combles. Ces montants ne couvrent pas le traitement d'un vide sanitaire saturé d'humidité ni la reprise d'une charpente atteinte, des postes qui s'évaluent séparément et qui pèsent davantage dans le bâti ancien dispersé que dans une construction récente.
Entreprises d'aération et de traitement de l'air du Sud-Finistère
BTR, implantée à Quimper, assure l'installation, la pose et l'entretien de VMC et de VMI dans le Finistère Sud, avec un suivi de maintenance annuelle sur les systèmes de VMC double flux.
Ocycl'air, fondée à Fouesnant en 2014, s'est spécialisée dans le nettoyage et l'entretien des réseaux de ventilation aéraulique et des systèmes d'extraction de cuisine, pour une clientèle de particuliers comme de professionnels.
Hydro-Therm, implantée à Fouesnant, couvre la plomberie, le génie climatique, la ventilation et les énergies renouvelables, avec la pose et l'entretien de VMC traditionnelles et double flux, ainsi que l'installation de pompes à chaleur et de climatiseurs réversibles.
Sanitherm SAS, installée à Quimper, réalise des travaux de plomberie et de chauffage en neuf comme en rénovation, avec des interventions complémentaires en climatisation et en ventilation, sur des installations utilisant différentes énergies.
Vous êtes installateur dans le secteur ? Écrivez-nous pour figurer dans cette sélection.Communes couvertes
Principales villes et agglomérations: Quimper, Concarneau, Douarnenez, Quimperlé, Pont-l’Abbé

