ventilo-convecteur

Aération et ventilation dans le Nord-Finistère

Ventiler et assainir l'air intérieur dans le Nord-Finistère

L'aération d'un logement évacue l'humidité, les polluants intérieurs et le dioxyde de carbone. Les débits réglementaires dépendent du nombre de pièces principales et du type d'installation.

Granit et le moellon à double parement

L'habitat ancien du pays de Brest et du Léon se caractérise par des murs en moellon de granit à double parement, deux peaux de pierre enserrant un blocage de tout-venant, une technique massive mais peu isolante et modérément perspirante. Ce type de paroi tolère mal une isolation intérieure étanche posée sans réflexion sur la migration de vapeur, le point de rosée se déplaçant alors à l'intérieur du blocage où l'humidité s'accumule sans pouvoir ressortir. Le granit lui-même est peu poreux, ce qui concentre le passage de l'humidité sur les joints et sur les zones de blocage, souvent visibles sous forme de salpêtre en pied de mur. Une ventilation correctement dimensionnée limite la charge d'humidité intérieure qui vient s'ajouter à celle déjà propre à ce type de paroi.

Brest et la reconstruction en béton

Le centre de Brest, détruit à plus de 80 % en 1944, a été rebâti en une dizaine d'années sur un plan d'îlots en béton armé, un bâti d'après-guerre standardisé qui contraste fortement avec le granit du Léon rural. Ce béton de reconstruction, souvent peu isolé à l'origine et doté de menuiseries remplacées par étapes successives, a vu son étanchéité à l'air évoluer de façon hétérogène d'un immeuble à l'autre. Les conduits d'extraction collectifs de type shunt, fréquents dans ces immeubles, exigent un équilibrage soigné entre logements superposés, faute de quoi certains appartements se retrouvent sous-ventilés pendant que d'autres reçoivent un tirage excessif. La rénovation de ces installations demande donc une évaluation à l'échelle du bâtiment, particulièrement dans les copropriétés où les remplacements de fenêtres se sont étalés sur plusieurs décennies.

Radon du socle granitique

Le socle granitique qui structure l'essentiel du Nord-Finistère favorise l'accumulation de radon, gaz radioactif naturel issu de la désintégration de l'uranium contenu dans la roche, qui s'infiltre dans les bâtiments par les fissures des sous-sols et des dallages. Ce risque concerne en priorité les rez-de-chaussée sur terre-plein et les sous-sols mal ventilés, où le gaz peut s'accumuler en l'absence de renouvellement d'air suffisant. Une ventilation permanente et bien réglée, associée à une bonne étanchéité entre le sous-sol et les pièces habitées, reste la mesure la plus efficace pour réduire cette concentration, avant tout traitement plus lourd du sol ou des fondations.

Embruns et corrosion

La proximité de la mer et l'exposition aux vents dominants chargent l'air d'embruns salins qui accélèrent la corrosion de tout ce qui dépasse en toiture, sorties de VMC, chapeaux d'extraction et caissons installés en combles mal ventilés. Un caisson ou une sortie de toit en acier standard, adapté à un climat continental, se dégrade nettement plus vite sur la côte du Léon ou de la rade de Brest, avec un risque de grippage des clapets et de corrosion des fixations en quelques années seulement. Le choix de matériaux résistants, inox marine ou PVC traité pour les sorties de toiture, PVC ou aluminium plutôt qu'acier non traité pour les caissons extérieurs, conditionne la durée de vie réelle de l'installation dans ce secteur. Cette contrainte s'ajoute au dimensionnement classique et justifie une attention particulière au choix du matériel lors du devis.

Cadre réglementaire et les débits requis

L'arrêté du 24 mars 1982 impose une ventilation générale et permanente, avec une extraction dans les pièces de service et une entrée d'air dans les pièces principales, pour des débits extraits allant d'environ 75 mètres cubes par heure en studio à près de 200 en cinq pièces. La cuisine peut fonctionner à débit réduit à condition de conserver une position de pointe d'au moins 120 mètres cubes par heure. Ce fonctionnement suppose un passage d'air sous les portes intérieures, un détalonnage de un à 2 centimètres trop souvent supprimé par la pose de sols neufs lors des rénovations. Le respect strict de ces débits pèse davantage encore qu'ailleurs sur le confort et la limitation des moisissures.

VMC hygroréglable en Finistère Nord

Face à un air extérieur souvent proche de la saturation, le système hygroréglable de type B, qui module à la fois l'extraction et les entrées d'air selon l'humidité mesurée, s'avère particulièrement pertinent, car il évite de renouveler un air extérieur lui-même chargé d'humidité lorsque ce n'est pas nécessaire. Le double flux, avec son échangeur à plaques à contre-courant et un rendement de récupération de 85 à 92 %, apporte un bénéfice supplémentaire en préchauffant l'air neuf. Sa mise en oeuvre exige toutefois un test d'infiltrométrie préalable et un réseau de gaines correctement isolé, faute de quoi le rendement annoncé ne se retrouve pas sur place. L'insufflation d'air filtré et préchauffé reste une alternative pertinente, en particulier lorsqu'un conduit shunt existant est déjà saturé.

Diagnostic et entretien en climat océanique

Le diagnostic commence par un relevé d'humidité relative pièce par pièce sur une semaine, matin et soir, une valeur qui reste élevée y compris dans les logements correctement ventilés compte tenu du climat, ce qui impose de comparer les résultats aux références locales plutôt qu'à une moyenne nationale. La mesure des débits à l'anémomètre et le contrôle des entrées d'air complètent ce relevé, avec une attention particulière portée à l'état des sorties de toiture exposées aux embruns. L'entretien courant, bouches nettoyées tous les 3 à 6 mois et entrées d'air vérifiées une fois par an, doit s'accompagner ici d'un contrôle visuel annuel des éléments métalliques en toiture, plus exposés à la corrosion que dans les terres.

Prix d'une installation de VMC

Un diagnostic complet avec relevés d'humidité et mesure des débits revient entre 150 et 500 euros. La pose d'une extraction simple démarre à 600 euros, une VMC hygroréglable de type B installée dans un logement existant se situe entre 1 200 et 2 500 euros, et un double flux avec réseau de gaines isolées va de 4 000 à 8 000 euros selon la configuration des combles. Le choix de matériaux résistants à la corrosion saline pour les éléments exposés en toiture peut majorer légèrement ce budget, un surcoût qui se justifie par la durée de vie de l'installation sur ce littoral. L'insufflation, souvent retenue dans le bâti ancien sans conduit, se situe de 2 500 à 4 500 euros.

Spécialistes de l'aération référencés du Nord-Finistère

OCEATEC MAINTENANCE, basée à Brest, réalise des travaux d'installation d'équipements thermiques et de climatisation, avec des chantiers qui intègrent régulièrement des lots de ventilation.

CENTRAL SANIT OUEST, implantée à Guipavas, couvre la plomberie, le chauffage et le conditionnement d'air, avec des références de travaux portant sur la ventilation des logements et des locaux professionnels.

Applications Thermodynamiques et Services, installée à Gouesnou, intervient sur les matériels frigorifiques, thermiques et aérauliques, avec l'installation, l'entretien et la maintenance d'équipements de climatisation, de chauffage et de ventilation pour l'industrie, le secteur public et le résidentiel.

Iroise Ventilation, basée à Plougastel-Daoulas, s'est spécialisée dans le nettoyage et l'entretien des réseaux de ventilation et des installations de conditionnement d'air, avec une activité centrée sur la maintenance des systèmes aérauliques existants.

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Secteurs desservis

Principales villes du Nord-Finistère : Brest, Landerneau, Morlaix, Guipavas, Plouzané, Plougastel-Daoulas