ventilo-convecteur

Aération et ventilation en Essonne

Aération et traitement de l'humidité en Essonne

Les bouches d'extraction se placent dans les pièces humides, les entrées d'air dans les pièces de vie. Ce balayage, des pièces sèches vers les pièces humides, suppose un passage d'air sous les portes.

Meulière du Hurepoix et grands ensembles

Le pavillonnaire du Hurepoix et de la vallée de l'Orge s'est développé autour de la meulière, une pierre siliceuse dure mais poreuse, montée en moellon avec un remplissage de blocage souvent hétérogène. Ce mur épais retient l'humidité plus qu'il ne la laisse traverser, ce qui explique la fréquence des caves voûtées humides et des soubassements semi-enterrés typiques de ces communes. Une isolation intérieure posée sans traitement de la paroi et sans ventilation du sous-sol aggrave presque toujours la situation, en repoussant le point de condensation vers l'intérieur du mur.

Les grands ensembles construits à partir des années soixante autour d'Évry et de Grigny reposent au contraire sur un système collectif à conduits shunt, où plusieurs logements superposés partagent un même conduit vertical d'extraction. Ce montage impose des règles strictes, aucun raccordement d'appareil à combustion sur le conduit, un tirage qui dépend de la hauteur de l'immeuble, et une extraction individuelle réglée pour ne pas déséquilibrer la colonne. Une bouche bouchée ou des entrées d'air obturées dans un seul logement perturbe alors le fonctionnement des appartements voisins raccordés au même conduit, ce qui impose un diagnostic à l'échelle du bâtiment entier.

Vapeur d'eau et condensation

Une famille de quatre personnes produit journellement 10 à 15 litres de vapeur d'eau, la respiration nocturne comptant pour environ un litre par occupant, une douche pour un demi-litre et une lessive séchée à l'intérieur pour près de 3 litres. Cette eau reste invisible tant que l'air peut la contenir, à 20 degrés un mètre cube d'air absorbe jusqu'à 17 grammes d'eau, contre 10 seulement à 12 degrés, température fréquente d'une cave semi-enterrée en hiver. Dès que l'air chargé rencontre une surface plus froide que ce seuil, il se déleste de son excédent sous forme de condensation, un mécanisme à distinguer d'une infiltration consécutive à un épisode pluvieux ou d'une remontée capillaire, qui progresse depuis le sol et s'arrête à une hauteur constante en laissant un dépôt salin caractéristique.

Polluants et qualité de l'air intérieur

L'air intérieur concentre des composés organiques volatils et du formaldéhyde émis par les mobiliers récents, les colles et les peintures, avec un étiquetage sanitaire de A+ à C obligatoire depuis 2012. Le dioxyde de carbone sert d'indicateur pratique du renouvellement d'air, l'extérieur avoisine 420 ppm, alors qu'une chambre fermée dépasse souvent 2 000 ppm au réveil. Le plateau calcaire de Beauce, qui domine le sud du département, présente un potentiel radon nettement plus modéré que les sous-sols granitiques d'autres régions, mais les caves des pavillons anciens justifient tout de même une ventilation régulière, pour ce gaz comme pour les particules de cuisson. Dans les vallées humides de l'Orge et de l'Yvette, où la nappe affleure par endroits, cette vigilance s'étend aux vides sanitaires les plus proches du cours d'eau.

Cadre réglementaire

L'arrêté du 24 mars 1982 impose une ventilation générale et permanente, avec une entrée d'air par les pièces principales et une extraction par les pièces de service. Les débits extraits minimaux vont d'environ 75 mètres cubes par heure en studio à près de 200 en cinq pièces, la cuisine pouvant fonctionner à débit réduit à condition de conserver une position de pointe d'au moins 120 mètres cubes par heure. Dans les grands ensembles à conduit shunt, le respect de ces débits conditionne en outre l'équilibre de tirage de toute la colonne verticale.

Choix d'un système de ventilation

Simple flux autoréglable et hygroréglable

L'autoréglable maintient un débit constant quelles que soient les conditions d'occupation, ce qui le rend simple à installer mais peu économe, puisqu'il ventile identiquement une salle de bains vide et une cuisine en pleine préparation d'un repas. L'hygroréglable ajuste ce débit à l'humidité mesurée, le type A pilote uniquement les bouches d'extraction, le type B pilote également les entrées d'air. Dans le pavillonnaire du Hurepoix, où les logements sont occupés de façon irrégulière en journée, le type B limite les déperditions sans sacrifier la qualité de l'air.

Double flux et insufflation

Le double flux associe extraction et insufflation d'air neuf filtré au travers d'un échangeur à plaques, avec un rendement de récupération de chaleur de 85 à 92 % sur les appareils certifiés, mais il exige un réseau de gaines isolées et un test d'infiltrométrie préalable, faute de quoi les fuites d'air parasites annulent le gain énergétique annoncé. L'insufflation, plus simple à poser, met le logement en légère surpression avec de l'air filtré et préchauffé, une solution adaptée aux pavillons anciens dépourvus de conduit vertical. Dans les deux cas, un bypass estival évite de réchauffer inutilement l'air entrant lors des pics de chaleur.

Diagnostic préalable aux travaux

La première étape consiste à relever l'humidité relative de chaque pièce matin et soir pendant une semaine, une valeur durablement supérieure à 65 % en hiver signalant un déficit de renouvellement d'air. Le professionnel complète ce relevé par une mesure des débits à l'anémomètre sur chaque bouche, un contrôle des entrées d'air et, si besoin, une thermographie infrarouge qui révèle les ponts thermiques. Dans un logement en conduit shunt, cette mesure doit intégrer le comportement des logements voisins raccordés au même conduit. L'entretien courant, bouches nettoyées tous les 3 à 6 mois et filtres de double flux changés tous les 6 à 12 mois, conditionne ensuite la durée de vie de l'installation.

Prix d'une installation de VMC

Un diagnostic complet avec relevés d'humidité et mesure des débits coûte de 150 à 500 euros selon la taille du logement. La pose d'une extraction simple démarre à 600 euros, une VMC hygroréglable de type B installée dans l'existant se situe entre 1 200 et 2 500 euros, et un double flux avec réseau de gaines complet va de 4 000 à 8 000 euros. L'insufflation, souvent retenue dans le pavillonnaire ancien sans conduit, coûte de 2 500 à 4 500 euros, ces montants ne couvrant pas la reprise d'un mur de meulière humide.

Entreprises d'aération et de traitement de l'air en Essonne

Clim Essonne, installée aux Ulis, intervient sur l'ensemble de la chaîne CVC, étude, pose, maintenance et dépannage de ventilations simple flux et double flux, aussi bien pour l'habitat résidentiel que pour les bureaux et le tertiaire.

MAAC-AIR, basée à Viry-Châtillon, se consacre à l'analyse, l'installation et la maintenance de VMC simple flux et double flux, avec un suivi régulier du contrôle des débits et de l'entretien des équipements posés.

Electro-Cable, électricien général implanté à Yerres, complète son activité par la pose et l'entretien de VMC simple flux, double flux et hygroréglable, avec des interventions de réglage des débits sur l'ensemble du département.

TARAN Électricité, installée à Lisses, propose la pose de VMC simple flux et double flux pour les logements comme pour les locaux professionnels, en accompagnant ses clients dans le choix du système et en associant ces travaux à des prestations de rénovation électrique.

Zone géographique desservie

Arrondissement d'Evry : Évry-Courcouronnes Corbeil-Essonnes Vigneux-sur-Seine Viry-Châtillon Draveil Grigny Yerres Ris-Orangis Brunoy Montgeron Morsang-sur-Orge

Arrondissement de Palaiseau : Massy Savigny-sur-Orge Sainte-Geneviève-des-Bois Palaiseau Athis-Mons Brétigny-sur-Orge Les Ulis Longjumeau Gif-sur-Yvette Chilly-Mazarin Saint-Michel-sur-Orge