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Aération et ventilation dans les Côtes-d'Armor

Aération et humidité en Côtes-d'Armor

Les bouches d'extraction se placent dans les pièces humides, les entrées d'air dans les pièces de vie. Les débits réglementaires dépendent du nombre de pièces principales et du type d'installation.

Humidité océanique

Contrairement à un climat continental où l'air extérieur devient très sec en été, la façade nord de la Bretagne conserve une humidité relative élevée presque toute l'année, portée par les vents d'ouest chargés d'embruns et par une pluviométrie répartie sur un grand nombre de jours. Cette donnée réduit la capacité de l'air extérieur à absorber la vapeur produite à l'intérieur, notamment en automne et en hiver, lorsque l'écart d'humidité entre intérieur et extérieur reste faible. Les mousses qui envahissent toitures en ardoise et façades nord signalent, par leur seule présence, un déficit chronique de séchage. Cette caractéristique justifie un dimensionnement de la ventilation légèrement supérieur aux besoins calculés pour une région au climat plus sec.

Granit et moellon à double parement

L'habitat traditionnel costarmoricain repose largement sur le granit et le moellon monté en double parement, une technique qui associe deux murs de pierre séparés par un blocage de remplissage, formant une masse épaisse aux performances hygrothermiques particulières. Cette épaisseur retient longtemps l'humidité en cas de pénétration d'eau, avec un séchage bien plus lent que pour un mur en calcaire tendre. Le granit reste peu perméable à la vapeur comparé à un calcaire tendre, ce qui concentre la condensation sur les enduits intérieurs et les joints. Une seule façade reste exposée à l'air libre, ce qui limite encore le séchage naturel.

Radon du socle granitique

Le socle granitique qui domine une grande partie des Côtes-d'Armor correspond aux zones où le potentiel radon est reconnu comme significatif, ce gaz d'origine naturelle s'infiltrant depuis le sous-sol par les fissures des fondations et les jonctions de dallage. Ce gaz, plus lourd que l'air, peut s'accumuler dans les pièces basses et les caves d'un logement mal ventilé. Une ventilation générale et permanente, associée à une bonne étanchéité du sol, reste le moyen le plus efficace de limiter cette accumulation. Ce paramètre mérite d'être intégré dès la conception du projet, surtout dans les maisons anciennes construites à même le sol.

Polluants domestiques et confinement

Mobilier en panneaux, colles, peintures récentes et produits d'entretien libèrent des composés organiques volatils, dont le formaldéhyde, pendant plusieurs semaines après leur installation, ce que l'étiquetage sanitaire A+ à C, obligatoire depuis 2012, permet d'anticiper. Le taux de dioxyde de carbone offre un indicateur simple du confinement, avec une chambre fermée qui dépasse souvent 2 000 ppm au petit matin contre 420 ppm en air extérieur. Les particules de cuisson complètent ce tableau, de même que les acariens que favorise une humidité relative élevée. Associé au radon, cet ensemble justifie un renouvellement d'air continu plutôt que ponctuel.

Exigences de la réglementation

L'arrêté du 24 mars 1982 fixe le principe d'une ventilation générale et permanente, l'air entrant par les pièces principales et ressortant par les pièces de service. Les valeurs imposées vont de quelque 75 mètres cubes par heure dans un studio à près de 200 dans un cinq pièces, avec une réduction possible en cuisine à condition de conserver une position de pointe d'au moins 120 mètres cubes par heure. Ce balayage n'existe que si l'air circule sous les portes intérieures, or le jeu d'un à 2 centimètres prévu à l'origine disparaît presque toujours lorsqu'un parquet ou une moquette est posé par-dessus le sol existant. Faute de cette lame d'air, la pièce desservie se retrouve isolée du reste du logement et le balayage réglementaire cesse de fonctionner.

Systèmes adaptés au bâti costarmoricain

Une VMC hygroréglable de type B, qui pilote bouches d'extraction et entrées d'air selon l'humidité relative mesurée, permet de limiter la surventilation tout en assurant un débit suffisant lors des pics d'humidité. Le double flux, malgré son rendement de 85 à 92 %, s'y installe plus difficilement faute d'espace pour un réseau de gaines complet. Les longères, construites sur vide sanitaire, offrent une configuration différente. Ce vide doit rester ventilé en permanence, sans quoi l'humidité du sol remonte par capillarité dans le plancher bas. Dans ces deux cas, la ventilation mécanique répartie par aérateurs individuels reste une option de repli lorsque aucun conduit vertical ne peut être créé.

Diagnostic préalable aux travaux

Un thermohygromètre posé dans chaque pièce, relevé matin et soir pendant une semaine, permet de repérer les zones où l'humidité relative dépasse durablement 65 % en hiver ou descend sous 40 % en cas de surventilation. Le professionnel complète ce repérage par une mesure des débits à l'anémomètre et une thermographie infrarouge qui localise les ponts thermiques propres au granit et aux joints anciens. Distinguer condensation superficielle, infiltration après la pluie et remontée capillaire depuis le bas du mur conditionne le choix des travaux. Un test d'infiltrométrie s'impose enfin avant tout double flux, la maçonnerie en moellon étant souvent plus perméable à l'air qu'un mur en béton récent.

Entretien des installations

Les bouches d'extraction se nettoient tous les 3 à 6 mois, un rythme à resserrer dans ce climat humide où les dépôts s'installent vite. Les entrées d'air se dépoussièrent une fois par an, et les filtres d'un double flux se remplacent tous les 6 à 12 mois, faute de quoi le débit chute et le moteur force inutilement. Le réseau de gaines demande un curage tous les 5 ans environ, et les orifices du vide sanitaire, dans les longères, doivent être vérifiés régulièrement. Un entretien suivi conserve à l'installation ses performances pendant une quinzaine d'années, contre une perte de moitié en 3 ans pour un système négligé.

Prix d'une installation de VMC

Un diagnostic complet, avec relevés d'humidité, mesure des débits et évaluation du potentiel radon si le contexte le justifie, coûte de 150 à 500 euros selon la taille du logement. La pose d'une extraction simple démarre autour de 600 euros, une VMC hygroréglable de type B posée dans l'existant se situe entre 1 200 et 2 500 euros, et un double flux avec réseau de gaines isolées revient de 4 000 à 8 000 euros selon la configuration des combles. La ventilation mécanique répartie, souvent retenue dans les parties les plus anciennes en granit, se situe généralement en dessous de ces montants, à évaluer au cas par cas selon le nombre de pièces à équiper.

Spécialistes de l'aération référencés des Côtes-d'Armor

Entreprise Artigaud, implantée à Pleudaniel, intervient sur des systèmes de ventilation domestique et tertiaire, avec l'installation de VMC simple flux et double flux et l'entretien annuel des équipements.

À Plédran, La Maison qui revit installe des VMC simple flux, hygroréglable et double flux, assure le contrôle et le nettoyage des installations existantes, et propose la ventilation mécanique répartie pour les pièces éloignées du groupe principal.

BSE, implantée à Hillion, travaille sur la ventilation, la climatisation et le traitement de l'air pour l'habitat, l'industrie et le tertiaire, avec l'installation, le remplacement et l'entretien de VMC simple flux, double flux, hygroréglables et autoréglables.

HER Saint-Brieuc propose des solutions de ventilation RGE avec la pose de VMC simple flux, double flux et hygroréglable, ainsi que le remplacement, le dépannage et l'entretien de ces équipements.

Centre Breton Habitat, à Étables-sur-Mer, intervient dans les Côtes-d'Armor sur des projets de VMC, de VMI et de VPH, avec l'installation de ces systèmes dans le cadre de travaux de rénovation énergétique.

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Secteurs desservis

Principales villes des Côtes-d'Armor : Saint-Brieuc, Lamballe, Lannion, Dinan, Plérin, Ploufragan, Loudéac