ventilo-convecteur

Aération et ventilation en Champagne

Ventilation et lutte contre l'humidité en Champagne

Les bouches d'extraction se placent dans les pièces humides, les entrées d'air dans les pièces de vie. Un logement étanche sans ventilation efficace développe condensation et moisissures en quelques mois.

Climat continental

Les hivers champenois, marqués par des gelées prolongées et de fortes amplitudes entre jour et nuit, abaissent durablement la température des parois exposées au nord, bien plus que sur une façade littorale tempérée. Une famille de quatre personnes produit pourtant chaque jour de 10 à 15 litres de vapeur d'eau, soit environ un litre par occupant durant la nuit, un demi-litre pour une douche et jusqu'à 3 litres lorsque le linge sèche à l'intérieur. Or l'air à 20 degrés ne retient qu'environ 17 grammes d'eau par mètre cube avant saturation, contre 10 grammes à 12 degrés, dès qu'il rencontre une paroi refroidie sous ce seuil, il restitue son excédent sous forme de condensation.

Pans de bois et les singularités du bâti local

Le centre ancien de Troyes, classé secteur sauvegardé, conserve un parc important de maisons à pans de bois dont le remplissage en torchis fonctionne selon un principe perspirant proche de la pierre calcaire, la vapeur traverse la paroi plutôt que de s'y accumuler. Une isolation intérieure mal conçue piège cette humidité contre l'ossature bois et favorise le pourrissement des sablières, un désordre plus coûteux qu'une simple reprise de ventilation. La craie, sous-sol dominant du département, a aussi été creusée sur plusieurs niveaux pour aménager caves et celliers dont l'atmosphère reste fraîche et humide toute l'année, avec des échanges d'air directs vers le rez-de-chaussée à maîtriser plutôt qu'à calfeutrer. Une large part du bâti urbain date enfin de la reconstruction d'après 1918, ces immeubles en brique ou en béton, dotés de conduits de ventilation d'origine parfois obsolètes ou obstrués, demandent un diagnostic spécifique.

Polluants domestiques et confinement de l'air

Meubles en panneaux, colles, peintures récentes et produits d'entretien libèrent des composés organiques volatils, dont le formaldéhyde, pendant plusieurs semaines après leur installation, ce que l'étiquetage sanitaire obligatoire depuis 2012, gradué de A+ à C, permet d'anticiper dès l'achat. Le taux de dioxyde de carbone constitue un bon indicateur du confinement, l'air extérieur avoisine 420 ppm, tandis qu'une chambre fermée occupée toute la nuit dépasse souvent 2 000 ppm au réveil, seuil associé à une baisse de vigilance. Sur le socle crayeux de Champagne, le potentiel radon reste généralement plus modéré que dans les massifs granitiques, sans être nul pour autant, en particulier dans les caves creusées directement dans la roche. Les particules issues de la cuisson et du chauffage au bois, répandus en zone rurale, complètent ce tableau des polluants à évacuer.

Exigences réglementaires de ventilation

L'arrêté du 24 mars 1982 impose une ventilation générale et permanente, l'air neuf entrant par les pièces principales et s'évacuant par les pièces de service. Les débits extraits minimaux s'échelonnent d'environ 75 mètres cubes par heure pour un studio à près de 200 pour un cinq pièces, avec une position de pointe en cuisine d'au moins 120 mètres cubes par heure lorsque le débit de base est réduit. Ce balayage suppose un détalonnage des portes d'un à 2 centimètres, souvent supprimé lors de la pose d'un revêtement de sol. Sans cette lame d'air, la pièce équipée d'une entrée d'air reste isolée de la bouche d'extraction et le balayage prévu par le texte ne s'opère plus.

Diagnostic préalable aux travaux

Poser un thermohygromètre dans chaque pièce et relever les valeurs matin et soir pendant une semaine constitue le point de départ de tout diagnostic sérieux. Il s'agit ensuite de distinguer trois désordres, la condensation superficielle, saisonnière et localisée sur les points froids, l'infiltration qui dessine une auréole à contour net après la pluie, et la remontée capillaire qui progresse depuis le bas du mur en laissant un liseré de salpêtre. Une mesure des débits à l'anémomètre sur chaque bouche, complétée par une thermographie infrarouge, permet de localiser les ponts thermiques responsables de la condensation. Avant tout projet de double flux, un test d'infiltrométrie à la porte soufflante s'impose également, faute de quoi l'étanchéité réelle du bâti ancien réduit le rendement annoncé du système.

Systèmes adaptés au bâti champenois

Dans un pavillon récent bien isolé, une VMC hygroréglable de type B, qui pilote bouches d'extraction et entrées d'air selon l'humidité relative mesurée, limite la surventilation hivernale propre au climat continental. Le double flux, avec son échangeur à contre-courant offrant un rendement de 85 à 92 %, séduit pour les économies de chauffage en hiver rigoureux, à condition de disposer de combles pour loger les gaines isolées, ce que les immeubles anciens du centre de Troyes ne permettent pas toujours. Dans les pans de bois où percer un conduit vertical romprait la structure ou l'aspect protégé de la façade, la ventilation par insufflation, qui met le logement en légère surpression avec de l'air filtré et préchauffé, offre une alternative sans réseau d'extraction à créer. La ventilation mécanique répartie, avec un aérateur autonome par pièce, reste enfin une option pour les caves creusées dans la craie sans réseau centralisé.

Entretien des installations

Les bouches d'extraction se démontent et se nettoient tous les 3 à 6 mois, un entretien d'autant plus important en hiver que la poussière s'y dépose plus vite avec le chauffage continu. Les entrées d'air en menuiserie se dépoussièrent une fois par an, et les filtres d'un double flux se remplacent tous les 6 à 12 mois, un filtre colmaté faisant chuter le débit et forçant inutilement le moteur. Le réseau de gaines demande un curage tous les 5 ans environ, surtout dans les logements de la reconstruction dont les conduits tolèrent mal un encrassement prolongé. Un entretien régulier conserve à l'installation ses performances pendant une quinzaine d'années, contre une perte de moitié en 3 ans pour un système négligé.

Prix d'une installation de VMC

Un diagnostic complet, incluant relevés d'humidité et mesure des débits, coûte de 150 à 500 euros selon la taille du logement. La pose d'une extraction simple démarre à partir de 600 euros, tandis qu'une VMC hygroréglable de type B installée dans l'existant se situe entre 1 200 et 2 500 euros. Un double flux avec réseau de gaines isolées revient de 4 000 à 8 000 euros selon la longueur du parcours, et une ventilation par insufflation, souvent retenue dans le bâti ancien sans conduit, se chiffre entre 2 500 et 4 500 euros. Ces montants supposent un bâti sain, dès qu'une reprise de torchis ou une correction de pont thermique s'ajoute, le budget global change d'échelle.

Entreprises d'aération et de traitement de l'air en Champagne

À Troyes, Aube Fluide couvre la plomberie, le chauffage, la climatisation et la pose de VMC, avec une activité orientée vers la rénovation énergétique des logements et des locaux professionnels.

CLIM V, à Reims, a fait de l'installation de ventilation son cœur de métier, avec une offre en VMC simple flux, double flux et hygroréglable, complétée par le dépannage des équipements existants.

À Cormontreuil, AL CLIMATISATION associe la pose de VMC à des interventions en climatisation et en pompes à chaleur, avec l'installation, le remplacement et l'entretien des équipements aérauliques.

BS Entreprise, implantée à Châlons-en-Champagne, intervient sur la ventilation, la climatisation, le chauffage et la VMC, avec la mise aux normes et le dépannage de ces installations.

Ventil'Pro'Concept, à Sainte-Menehould, assure la fourniture, la pose, le dépannage et la maintenance de matériels de ventilation, en VMC simple flux, double flux, hygroréglable et basse pression.

Communes couvertes

Principales villes de Champagne : Châlons-en-Champagne et Epernay dans la Marne, Charleville-Mézières et Sedan dans les Ardennes, Troyes dans l'Aube, Saint-Quentin, Soissons et Laon dans l'Aisne, Saint-Dizier et Chaumont dans la Haute-Marne