ventilo-convecteur

Aération et ventilation en Bourgogne

Aération et traitement de l'humidité dans les logements de Bourgogne

Une ventilation mécanique contrôlée assure un renouvellement d'air permanent, contrairement à l'ouverture des fenêtres. Ce balayage, des pièces sèches vers les pièces humides, suppose un passage d'air sous les portes.

Caves voûtées et maisons vigneronnes

La cave voûtée en pierre calcaire communique souvent avec le rez-de-chaussée par un escalier ou une trappe, ce qui autorise une migration de vapeur vers les pièces habitées si aucune séparation étanche n'a été prévue. Isoler et ventiler correctement ces logements suppose de traiter la cave comme un volume à part, avec sa propre régulation d'hygrométrie, plutôt que de chercher à en assécher l'atmosphère au même titre que le reste de la maison. Les murs en pierre calcaire de Bourgogne, montés à la chaux, fonctionnent en paroi perspirante et laissent circuler la vapeur vers l'extérieur, un équilibre que rompt une isolation intérieure étanche posée sans pare-vapeur adapté. Ce même principe s'applique aux façades en pierre, où des ravalements récents à l'enduit ciment ont parfois aggravé des désordres d'humidité auparavant maîtrisés par le bâti d'origine.

Climat continental et ses brouillards

Les hivers bourguignons se caractérisent par des températures durablement basses et par des brouillards fréquents dans la vallée de la Saône, qui maintiennent une humidité relative extérieure élevée pendant plusieurs jours consécutifs. Cette configuration réduit la capacité de l'air extérieur à absorber la vapeur produite à l'intérieur des logements, un phénomène renforcé lorsque les occupants, pour économiser le chauffage, limitent l'ouverture des fenêtres pendant les périodes les plus froides. Le contraste entre un air intérieur chauffé et un air extérieur saturé favorise une condensation marquée sur les vitrages anciens et les linteaux de fenêtre, en particulier dans les logements orientés vers les vallées humides. Une ventilation mécanique permanente devient alors nécessaire pour compenser une aération naturelle devenue insuffisante une bonne partie de l'hiver.

Origine de la vapeur et nature des désordres

La production de vapeur d'un foyer de quatre personnes atteint 10 à 15 litres par jour, la respiration nocturne représentant environ un litre par occupant, une douche un demi-litre, et le linge séché à l'intérieur jusqu'à 3 litres ; la capacité de l'air à retenir cette eau varie fortement avec la température, environ 17 grammes par mètre cube à 20 degrés contre 10 grammes à 12 degrés, un écart que le climat continental accentue. La condensation se forme dès que cette vapeur rencontre une surface sous le point de rosée, se limitant aux points froids de l'enveloppe et s'atténuant nettement hors saison de chauffe, à la différence de l'infiltration, qui suit un épisode pluvieux précis et dessine une auréole aux contours nets, fréquente en toiture sur les maisons vigneronnes aux couvertures anciennes. La remontée capillaire, elle, progresse depuis les fondations, s'arrête à une hauteur constante et laisse un dépôt de salpêtre caractéristique, un phénomène amplifié dans les caves voûtées adossées directement à la roche calcaire humide. Confondre ces désordres conduit à des travaux mal ciblés, en particulier lorsqu'un simple défaut de ventilation de cave est traité comme une remontée capillaire nécessitant une injection de résine.

Polluants intérieurs et confinement

Les composés organiques volatils et le formaldéhyde, émis par les matériaux neufs et les produits d'entretien, restent surveillés grâce à l'étiquetage sanitaire obligatoire depuis 2012, gradué de A+ à C. Le dioxyde de carbone sert d'indicateur simple du confinement, environ 420 ppm dans l'air extérieur contre plus de 2 000 ppm possibles dans une chambre fermée au petit matin. Le chauffage au bois, courant dans les maisons vigneronnes et les fermes bourguignonnes, ajoute des particules fines de combustion qu'une extraction efficace en cuisine et en séjour limite sensiblement. Le radon reste globalement modéré sur les formations calcaires qui dominent la région, sans être totalement absent des secteurs où le socle cristallin affleure en périphérie du Morvan.

Débits fixés par la réglementation

L'arrêté du 24 mars 1982 impose une ventilation générale et permanente, avec une entrée d'air par les pièces principales et une extraction par les pièces de service. Les débits extraits minimaux vont d'environ 75 mètres cubes par heure en studio à près de 200 en cinq pièces, la cuisine pouvant fonctionner en débit réduit à condition de conserver une position de pointe d'au moins 120 mètres cubes par heure. Ce balayage suppose un détalonnage des portes intérieures de un à 2 centimètres, une disposition souvent supprimée lors de la rénovation des sols dans les immeubles anciens de Dijon. Sans ce passage d'air entre pièces, une installation par ailleurs bien dimensionnée ne ventile efficacement que la pièce où se trouve la bouche d'extraction.

Choix d'un système efficace en climat continental

Le double flux valorise particulièrement bien son échangeur à contre-courant sous ce climat, avec un rendement de 85 à 92 % qui réduit les déperditions liées au renouvellement d'air pendant les longs mois froids, à condition qu'un test d'infiltrométrie confirme une étanchéité suffisante de l'enveloppe. Le simple flux hygroréglable de type B reste une alternative plus simple, bien adaptée aux logements occupés en continu, en modulant l'extraction et les entrées d'air selon l'humidité relative mesurée dans chaque pièce. La ventilation de ce volume doit rester indépendante du système principal, avec sa propre bouche d'extraction réglée pour maintenir une hygrométrie favorable au vin sans humidifier l'étage habité. Pour les immeubles anciens du centre de Dijon dépourvus de conduit vertical exploitable, la ventilation par insufflation constitue souvent la solution de rénovation la plus réaliste.

Diagnostic et prix d'une VMC

Le suivi au thermohygromètre, pièce par pièce, matin et soir sur une semaine, situe l'humidité relative par rapport à la fourchette cible de 40 à 60 %, et le professionnel complète par une mesure des débits et un contrôle des entrées d'air, avec une mesure séparée de l'hygrométrie de la cave lorsqu'elle communique avec les pièces habitées. Les bouches d'extraction se nettoient tous les 3 à 6 mois et les entrées d'air une fois par an, un entretien à ne pas négliger dans les logements chauffés au bois où les poussières de combustion encrassent plus vite les grilles, et les filtres d'un double flux se remplacent tous les 6 à 12 mois. Un diagnostic complet coûte entre 150 et 500 euros, une extraction simple à partir de 600 euros, une VMC hygroréglable de type B de 1 200 à 2 500 euros posée, un double flux particulièrement pertinent sous ce climat continental de 4 000 à 8 000 euros et une insufflation de 2 500 à 4 500 euros. Un budget spécifique est souvent nécessaire pour équiper ce volume d'une ventilation indépendante du système principal.

Entreprises d'aération et de traitement de l'air de Bourgogne

BFC Concept, installée à Ahuy près de Dijon, intervient dans le génie climatique des bâtiments tertiaires et industriels de la région, avec une activité qui couvre la conception, l'installation et la maintenance de systèmes de chauffage, de ventilation et de climatisation.

Secteurs desservis

Principales villes de la Côte-d'Or : Dijon, Beaune, Chenôve

Principales villes de Saône-et-Loire Chalon-sur-saone, : Mâcon, Montceau-les-mines Le Creusot

Principales villes de l'Yonne et de la Nièvre : Auxerre, Sens, Nevers