Aération et ventilation dans le Maine-et-Loire
Aérer et assainir son logement dans le Maine-et-Loire
Une ventilation mécanique contrôlée assure un renouvellement d'air permanent, contrairement à l'ouverture des fenêtres. Les débits réglementaires dépendent du nombre de pièces principales et du type d'installation.
Origine de l'humidité et condensation
Chaque occupant produit près d'un litre de vapeur par simple respiration nocturne, une douche en libère un demi-litre en 10 minutes, et une lessive séchée à l'intérieur en relâche jusqu'à trois. À 20 degrés, l'air ne peut contenir que 17 grammes d'eau par mètre cube avant saturation ; à 12 degrés, 10 seulement. C'est tout le mécanisme de la condensation, l'air chargé circule dans le logement, rencontre une surface froide et y dépose son excédent, sans qu'aucune fuite ni infiltration ne soit en cause.
Le diagnostic commence donc par distinguer trois désordres qui se traitent différemment. La condensation superficielle se reconnaît à sa localisation sur les points froids et à son caractère saisonnier. L'infiltration suit un événement pluvieux et dessine une auréole à contour net. La remontée capillaire progresse depuis le bas du mur, s'arrête à une hauteur constante et laisse un liseré de salpêtre. Traiter une remontée capillaire par une ventilation renforcée ne donne rien, pas plus qu'un drainage ne résout une condensation.
Qualité de l'air respiré par l'occupant
L'humidité n'est qu'une partie du problème. Les panneaux de particules, les colles, les peintures récentes et les produits d'entretien libèrent des composés organiques volatils, dont le formaldéhyde, pendant plusieurs semaines après leur mise en oeuvre. L'étiquetage sanitaire obligatoire depuis 2012, gradué de A+ à C, permet de trier les matériaux au moment de l'achat plutôt que de subir leurs émissions ensuite.
Le dioxyde de carbone sert d'indicateur indirect de la qualité du renouvellement d'air. L'air extérieur avoisine 420 ppm ; une chambre fermée occupée par deux adultes dépasse fréquemment 2 000 ppm au petit matin, seuil au-delà duquel la somnolence et les maux de tête apparaissent. À cela s'ajoutent les particules fines émises par la cuisson et les appareils à combustion, et, dans les communes du Segréen et des Mauges assises sur le socle armoricain, un potentiel radon plus élevé que dans le reste du département, ce gaz du sous-sol s'accumulant dans les caves et les rez-de-chaussée mal ventilés.
Débits de ventilation imposés par la réglementation
L'arrêté du 24 mars 1982 fixe le principe de la ventilation générale et permanente des logements, l'air entre par les pièces principales et s'extrait par les pièces de service, cuisine, salle de bains et cabinets d'aisance. Les débits extraits minimaux vont d'environ 75 mètres cubes par heure pour un studio à près de 200 pour un cinq pièces, avec la possibilité de réduire le débit de cuisine à condition de disposer d'une position de pointe d'au moins 120 mètres cubes par heure. Ce balayage suppose un passage d'air sous les portes intérieures, un détalonnage d'un à 2 centimètres selon les pièces, presque toujours supprimé lors de la pose de parquets ou de moquettes. Une installation dimensionnée correctement mais dont les portes joignent au sol ne ventile plus que la pièce où se trouve la bouche d'extraction.
Systèmes de ventilation mécanique
Simple flux autoréglable et hygroréglable
L'autoréglable extrait un débit constant quelles que soient les conditions, grâce à des membranes qui compensent les variations de pression. Simple et peu coûteux, il ventile autant une salle de bains inoccupée qu'une cuisine en pleine cuisson, et donc surventile en hiver. L'hygroréglable module ce débit en fonction de l'humidité relative, le type A pilote les bouches d'extraction, le type B pilote également les entrées d'air des pièces principales. Sur un logement occupé de façon irrégulière, l'hygroréglable de type B réduit sensiblement les déperditions sans dégrader la qualité de l'air.
Double flux à récupération
Le double flux extrait l'air vicié et insuffle de l'air neuf filtré, les deux circuits se croisant dans un échangeur à plaques à contre-courant dont le rendement atteint 85 à 92 % sur les caissons certifiés. L'intérêt est double, récupération de chaleur et filtration de l'air entrant, ce dernier point comptant pour les occupants sensibles aux pollens. Le système exige toutefois un réseau de gaines isolées, des plénums de distribution, un équilibrage au débitmètre à la mise en service et un bypass estival pour éviter de réchauffer l'air en été. Sans étanchéité à l'air correcte du bâti, mesurée par un test d'infiltrométrie, le rendement annoncé ne se retrouve jamais en pratique.
Insufflation et ventilation répartie
La ventilation mécanique par insufflation met le logement en légère surpression avec de l'air filtré et préchauffé, l'air vicié s'évacuant par les défauts d'étanchéité. Elle rend service dans le bâti ancien dépourvu de conduit d'extraction, très présent dans les centres d'Angers et de Saumur, où le percement d'un réseau vertical est impossible. La ventilation mécanique répartie, par aérateurs individuels dans chaque pièce de service, constitue l'autre solution de rénovation lorsque aucun conduit ne peut être créé.
Cas du bâti ancien angevin
Le tuffeau et le moellon calcaire hourdés à la chaux fonctionnent en perspirance, la vapeur traverse la paroi et s'évacue vers l'extérieur. Une isolation intérieure étanche posée sans pare-vapeur adapté piège cette humidité dans le mur, où elle gèle et fait éclater la pierre. La ventilation et le choix des matériaux d'isolation se décident ensemble, jamais séparément.
Le Saumurois ajoute la question des caves et habitations troglodytiques, dont l'atmosphère à hygrométrie élevée communique souvent avec le logement. Dans les vals de la Loire, de la Maine et de l'Authion, la nappe proche de la surface entretient une humidité permanente des soubassements. Ventiler le vide sanitaire ou la cave, plutôt que de le calfeutrer, reste dans ces situations la mesure la plus efficace et la moins coûteuse.
Diagnostic avant les travaux
La première étape ne coûte presque rien, poser un thermohygromètre dans chaque pièce et relever les valeurs matin et soir pendant une semaine. Une humidité relative durablement au-delà de 65 % en hiver signale un défaut de renouvellement d'air, en deçà de 40 % une surventilation. Le professionnel complète par une mesure des débits à l'anémomètre à chaque bouche, un contrôle des entrées d'air et de leur encrassement, et souvent une thermographie infrarouge qui révèle les ponts thermiques où la condensation se forme.
Un test d'infiltrométrie, réalisé avec une porte soufflante, chiffre la perméabilité à l'air de l'enveloppe. Il devient indispensable dès qu'un double flux est envisagé, puisqu'un bâti trop fuyant court-circuite l'échangeur. Enfin, repeindre par-dessus une moisissure sans supprimer la cause la fait revenir en une saison, le nettoyage fongicide n'est qu'une finition, jamais le traitement.
Entretien d'une VMC
Les bouches d'extraction se démontent et se lavent tous les 3 à 6 mois, les entrées d'air en menuiserie une fois par an. Sur un double flux, les filtres se remplacent tous les 6 à 12 mois selon l'environnement, un filtre colmaté faisant chuter le débit et forcer le moteur. Le caisson et les conduits demandent un contrôle et un curage tous les 5 ans environ. Un ensemble bien entretenu conserve ses débits une quinzaine d'années ; négligé, il perd la moitié de son efficacité en 3 ans.
Prix d'une installation de VMC
Un diagnostic complet, avec relevés d'humidité et mesure des débits, se situe entre 150 et 500 euros. La pose d'une extraction simple revient à partir de 600 euros. Une VMC simple flux hygroréglable de type B installée dans un logement existant se chiffre couramment de 1 200 à 2 500 euros, un double flux avec réseau de gaines de 4 000 à 8 000 euros selon la longueur de distribution et l'accessibilité des combles. Une ventilation par insufflation se situe entre 2 500 et 4 500 euros. Ces montants supposent un bâti sain, si des désordres structurels, des remontées capillaires ou une reprise d'isolation doivent être traités, le budget global change d'échelle.
Entreprises d'aération et de traitement de l'air du Maine-et-Loire
France Énergie Solution, établie à Angers, pose des systèmes de ventilation sur l'ensemble du département, pour les particuliers comme pour les locaux professionnels.
SAVEC, à Cholet, installe et entretient des ventilations mécaniques contrôlées, en simple comme en double flux, avec l'amélioration de la qualité de l'air intérieur pour objectif.
ALDR, également à Cholet, associe la pose de VMC à des interventions en climatisation et en chauffage, en cherchant l'équilibre entre performance énergétique et qualité d'air.
SOCOREBAT, à Cholet, s'est orientée vers la ventilation positive de l'habitat, avec des installations de VMC et de ventilation mécanique par insufflation.
Bouju Jérôme Rénovation, à Saumur, intervient en rénovation de systèmes de ventilation, de la pose de VMC au traitement de l'humidité, dans l'habitat comme dans les locaux commerciaux.
Vous êtes installateur dans le secteur ? Écrivez-nous pour figurer dans cette sélection.
Communes couvertes
Principales villes du Maine-et-Loire : Angers, Cholet, Saumur, Sèvremoine, Beaupréau, Chemillé, Segré

