ventilo-convecteur

Aération et qualité de l'air dans les Bouches-du-Rhône

Ventilation et traitement de l'air intérieur dans les Bouches-du-Rhône

L'aération d'un logement évacue l'humidité, les polluants intérieurs et le dioxyde de carbone. Un logement étanche sans ventilation efficace développe condensation et moisissures en quelques mois.

Climat provençal

Le mistral agit surtout sur les logements mal étanches, en s'engouffrant par les menuiseries anciennes, ce qui crée une ventilation naturelle concentrée sur quelques points faibles plutôt que répartie selon le balayage réglementaire. En été, la logique s'inverse, pour lutter contre la chaleur, les occupants ferment portes et volets aux heures chaudes, ce qui réduit le renouvellement d'air alors même que la cuisine continue de charger l'atmosphère en polluants. Un logement peut donc paraître bien aéré l'hiver, sous l'effet du vent, et se révéler confiné l'été. Seule une ventilation mécanique permanente s'affranchit de ces variations saisonnières et assure un débit constant, que le mistral souffle ou non.

Origine de l'humidité et nature des désordres

Un foyer de quatre personnes évacue chaque jour de 10 à 15 litres d'eau sous forme de vapeur, essentiellement par la respiration nocturne, à raison d'environ un litre par occupant, mais aussi par les douches et le séchage du linge en intérieur. L'air à 20 degrés ne retient qu'environ 17 grammes d'eau par mètre cube avant saturation, contre à peine 10 grammes à 12 degrés, dès qu'une paroi descend sous ce point de rosée, l'excédent s'y dépose sous forme de condensation. Ce désordre, localisé sur les points froids et saisonnier, se distingue nettement de l'infiltration, qui suit un épisode pluvieux et dessine une auréole aux contours nets, et de la remontée capillaire, qui progresse depuis le bas du mur et laisse un dépôt de salpêtre à hauteur constante. Dans les Bouches-du-Rhône s'ajoute un phénomène sans rapport avec la vapeur, le retrait-gonflement des argiles en période de sécheresse, qui fissure les fondations et relève d'un diagnostic structurel distinct.

Polluants intérieurs et renouvellement d'air

L'air intérieur concentre aussi des composés organiques volatils émis par les peintures et les meubles neufs, le formaldéhyde figurant parmi les plus surveillés, avec un étiquetage sanitaire obligatoire depuis 2012 classant les matériaux de A+ à C. Le dioxyde de carbone sert d'indicateur indirect du confinement, l'air extérieur affiche environ 420 ppm, quand une chambre fermée peut dépasser 2 000 ppm au petit matin. Les cuissons et le chauffage d'appoint ajoutent des particules fines, tandis que le radon reste globalement modéré sur les formations calcaires du département, sans être à exclure où affleurent des roches cristallines. Seule une ventilation continue, jour et nuit, maintient ces concentrations sous des seuils raisonnables.

Débits imposés par la réglementation

L'arrêté du 24 mars 1982 impose une ventilation générale et permanente, avec une entrée d'air par les pièces principales et une extraction par les pièces de service. Les débits extraits minimaux s'échelonnent d'environ 75 mètres cubes par heure pour un studio à près de 200 pour un cinq pièces, la cuisine pouvant fonctionner à débit réduit avec une position de pointe d'au moins 120 mètres cubes par heure. Ce fonctionnement suppose un détalonnage des portes de un à 2 centimètres, supprimé lors de la pose de carrelage ou de parquet flottant. Ce déséquilibre est une cause fréquente de sous-ventilation.

Bâti marseillais aux contraintes particulières

Les immeubles collectifs des quartiers nord, construits pour beaucoup entre les années 1950 et 1970, reposent sur des conduits shunt qui desservent plusieurs logements par un même réseau vertical, une bouche mal réglée à un étage peut perturber l'extraction de tout l'immeuble. Dans le centre ancien, les immeubles en pierre présentent des conduits individuels étroits, parfois murés lors de rénovations successives, ce qui complique la pose d'une extraction classique. Le bâti traditionnel en pierre de Cassis, utilisé dans les cabanons du littoral comme dans certaines bastides, fonctionne en paroi perspirante et tolère mal une isolation intérieure étanche posée sans réflexion sur la migration de la vapeur. Pour ces logements sans conduit exploitable, l'insufflation ou les aérateurs individuels de pièce représentent souvent la seule solution réaliste en rénovation.

Choix d'un système adapté au climat local

L'hygroréglable de type B, qui module l'extraction et les entrées d'air selon l'humidité relative, convient bien aux résidences occupées de façon irrégulière, fréquentes sur le littoral. Le double flux, avec son échangeur à contre-courant affichant un rendement de 85 à 92 %, apporte surtout un bénéfice en air filtré, mais son intérêt thermique reste limité sous ce climat doux, un bypass estival devient indispensable pour ne pas réchauffer l'air neuf en été, et un test d'infiltrométrie doit précéder toute pose, faute de quoi le rendement annoncé ne se retrouve jamais dans un bâti resté fuyant. La ventilation par insufflation, qui met le logement en légère surpression avec de l'air filtré et préchauffé, s'impose souvent comme l'alternative la plus pragmatique dans les immeubles sans conduit vertical.

Diagnostic et prix d'une VMC

Un relevé au thermohygromètre, pièce par pièce, matin et soir sur une semaine, situe l'humidité relative par rapport à la fourchette cible de 40 à 60 % ; le professionnel complète par une mesure des débits à l'anémomètre et un contrôle des entrées d'air, ce qui évite de financer un traitement de façade alors que le problème relève d'une simple sous-ventilation. Les bouches d'extraction se nettoient tous les 3 à 6 mois, un entretien d'autant plus nécessaire que les poussières minérales transportées par le mistral encrassent vite les grilles exposées au vent, et les filtres d'un double flux se changent tous les 6 à 12 mois. Un diagnostic complet coûte entre 150 et 500 euros, une extraction simple à partir de 600 euros, une VMC hygroréglable de type B de 1 200 à 2 500 euros posée, un double flux de 4 000 à 8 000 euros et une insufflation de 2 500 à 4 500 euros. Ces montants supposent un bâti sain, dès qu'un traitement du retrait argileux s'ajoute au chantier, le budget change d'échelle.

Entreprises d'aération et de traitement de l'air des Bouches-du-Rhône

SOCOREBAT, présente à Marseille, est spécialisée dans la ventilation positive de l'habitat : elle installe et met en service des VMC simple et double flux ainsi que des dispositifs de VMI, pour les logements individuels comme pour les copropriétés du département.

Secteurs desservis

Grandes villes des Bouches-du-Rhône :

- Principales communes de la banlieue de Marseille : Aubagne, Vitrolles, Marignane

- Pays d'Aix : Aix-en-Provence, Salon-de-Provence, Miramas

- Autres villes des Bouches-du-Rhône Martigues, Istres, La Ciotat